DEUXIEME PARTIE. — GENESE DES ECHELLES ET DES GAMMES
trois notes sont lesijectivement tierce et tierce, ou quarte et tierce, ou tierce ut quarte; il est évident que ces trois formes dérivent les unes des autres par renversement (ro(> le deuxième renvoi du n° 50).
Enfin, que l'échelle soit illimitée ou qu'il s'agisse de l'échelle limitée authentique, on distinguera les échelons les uns des autres en appelant base la plus basse des trois notes s'échelonnant en tierces, sommet la plus élevée de ces notes et mûdiante la note intermédiaire. Le Tableau suivant montre les six échelles limitées que peuvent fournir les deux échelles illimitées données plus haut en exemple; toutefois, on a annexé à chaque échelle de ce Taljleau l'octave de sa noie la plus basse, afin que la troisième colonne puisse contenir la série complète des intervalles complémentaires à l'octave.
Modes. Formes.
Majeur authentique
Majeur plagienne
Majeur aiUiplagienne
Mineur authentique
Mineur plagienne
Mineur anliplagienne
68. On voit que l'échelle majeure et l'échelle mineure constituent deux sortes de gammes très consonantes, mais fort rudimentaires, avec lesquelles toutefois il est déjà possible d'écrire beaucoup de musique ('); c'est ainsi que la plupart des sonneries de clairon ou de trompette utilisent exclusivement les trois sons de l'échelle majeure; ces mêmes airs pourraient être joués dans le mode mineur si l'on abaissait convenablement la note qui sépare la tierce majeure de la tierce mineure, c'est-à-dire la médiante.
( ' ) Ces gamines ([ui se réduisent à une seule échelle jjourraient s'appeler gammes unitaires, par analogie avec les dénominations de gammes binaires et de gammes ternaires attribuées ci-après aux gamuies formées respectivement au moyen de deux ou de trois échelles.
Valeurs
dos intervalles.
Exemples.
do mi sol tlo
sol do nu sol
t qT
mi sol do mi
do mit, sol do
sol do mi{, sol
mi-, sol do mij
CHAPITHE II. — GE.NBSE DES GAMMES. ^5