CHAPITRE 1. — ACCORDS DISSONANTS
ARTICLE II. - Notes formant accord.
155. Nous avons vu qu'on pouvait distinguer les nccords dissonants des accords consonants et définir ces derniers sans recourir, comme h; font les harmonistes, à la considération des tierces superposées.
Ne peut-on pas, pour les autres accords, s'allranchir aussi de cette considération, et renoncer à cette fiction que tout accord doit pouvoir être ramené à une série de notes s'échelonnant par tierces?
Il semble que cette question peut être résolue par laffirmative, et que la loi de formation des accords par tierces superposées doit être considérée comme une fausse loi, car :
a. Cette loi n'a jamais été démontrée, mais seulement énoncée à la suite de l'observation de faits dont il est aisé de voir que l'apparence est trompeuse ;
b. On peut, sans offenser le goût, violer impunément la loi formulée dans toute s;i rigueur :
c. Si l'on atténue la rigueur de la loi. eelle-ci ne fournit plus, pour caractériser l'accord, qu'un critérium illusoire.