‹ Essai sur la gammeChapitre 84 sur 266 · IJ · texte numérisé non relu

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Tierce sul-i .v/j . . . .

Tierce mi^ so/,, . . .

.Accord iiu\ S0I3 .v/;,

soit doi doo

N.-J>. ('.luu|ue iiolo de la (iuniièi-e Cdloime est i^cMiilciir (les noies correspondaïUes de la |iremièi'e colonne.

Ainsi, les notes évoquées n'appartiennent plus à l'échelle entendue mi sol si. mais

1 iti (:in(,hii:me PABTii;. rattachement;.

Corrélative do mi sol. et le lieiiiteur coiiimun aux notes évoquées ou entendues n'est plus la tonique de l'échelle entendue, mais celle de l'échelle évoquée.

241. (]eci montre la principale différence existant entre les deux modes. Tandis que, dans le cas de l'échelle majeure, nous ne constations que des tendances à un rattachement unique, vers lequel tout convergeait avec précision, ici nous reconnaissons l'existence de deux attractions divergenles, savoir : l'une vers l'échelle mineure misolsi, à laquelle la pratique de la musique nous a depuis longtemps habitués: l'autre vers l'échelle corrélative do misolqai peut, elle aussi, exercer une réelle influence, car ses trois notes viennent d'être évoquées, elle est de constitution plus simple (N = 4/5/6) que l'échelle mineure (N = io/i2/i5), et elle admet précisément pour tonique la note do. géniteur général lies notes entendues ou évoquées; aussi l'accord /ni sol si pourra-t-il rattacher très aisément, non seulement à mi mineur, mais même à do majeur, bien que, dans ce dernier Ion, il soit perçu comme accord dissonant.

242. La facilité avec laquelle un ton mineur évoi]ue le ton majeur de même géniteur t'St souvent utilisée, dans la musique moderne, pour éviter les cadences finales habituelles.

Par exemple, dans le Lohengrin de "Wagner, 3' acte, scène II, duo de Lidiengrin et Eisa, l'armure ayant passé de trois dièses à un ilièse, Eisa chante en mi mineur une série de soixante-i[uatre mesures se terminant par t ' ) :

On voit que le dernier accord n'est pas celui du ton, mais celui de son corrélatif do majeur.

Les considérations précédentes ne prouvent pas seulement que le mode majeur est plus simple que le mineur et qu'entre deux tons corrélatif.^ il existe une étroite parenté iConirepoiiit. n° 108); elles montrent aussi qu'étant donné deux tons corrélatifs, tels que do majeur et //((' mineur, li' passage de mi à <lo est encore plus facile que le passage inverse (').

243. Remarque sur les sons de différence. — La propriété que possèdent les accords parfaits de mettre enjeu des sons plus graves est bien connue; on l'explique généralemeni jiar la considération des sons de différence {voir ci-dessus n" 21i), et cette explication repose précisément sur les mêmes nombres que celle qui est fondée sur la considération du géniteur.

Il est curieux de remarquer pounjuoi deux théoi-ic;* dilTérentes peuvent être fondées sur les mêmes chiffres :

Dans la théorie des sons de ditférence, on dit que les notes de l'accord do mi soi— X ; 4/.'")/6 interfèrent de façon à produire des sons i, i et a, qui sont des do et appartiennent au ton de l'accord joué, tandis que les notes de l'accord mi sol siz= N : lo 12 i.") produisent les sons

( ') Cilation l'ailr avec autiirisatiim île MM. A. Durand it (ils, (■ditfurs-pnipricîlaircs.

1 •' ) .\u sujft di' ci'ttc difTt-rpnce dafliiiilû drs deux tons lini |iiini- l'autri'. voir li-apics ( n» 317 ) li- iiaiaj;ni|ihi' nlalif

la niin-M'ciprocité de i-erlaines aUiartinns l't affinités.

:im'iiiii: m. ii vitaciikmknt ni-; mois sons.

de dilTéreiice 2, 3, 5, (jui sont rospectiviMiienl do, sol. mi, el évoquent, une tonalité aulrc que celle de mi\ dans cette théorie, les nombres 1, i, 2 (cas àedo mi sol) et 2, 3, 5 (cas de mi sol si) représentent des dilTérences. Dans la théorie du géniteur exposée ci-dessus, ces mêmes nombres interviennent également, non comme difFérênces, mais connne plus grands communs diviseurs, c'est-à-dire comme géniteurs : ainsi, dans la théorie par les sons de différence, 5 est le son de différence des notes w»'= 10, si:— i.5, et, dans la théorie par le géniteur, 5 est le plus grand commun diviseur de 10 et de i5, c'est-à-dire le géniteur des notes mi et .st.

11 ne faut pas s "étonner que, tant (jiie l'on considère des nombres peu élevés, les deux tliéories mettent en jeu les mêmes chiffres; on sait en effet que quand un nombre en divise deux autres, il divise aussi leur différence, et, si cette différence est un nombre premier, elle ne peut manquer d'être identique au plus grand commun diviseur des nombres considérés, c'est-à-dire au géniteur ( ').

ARTICLE II. — Dissonance.

244. En consonance, Tetutle des accords de trois sons présentait un intérêt particulier, car 3 est précisément le nombre ma.ximum des sons consonants iju'il est possible d'assembler.

En dissonance, le nombre 3 n'a rien de particulier, puisqu'on peut grouper entre eu.\ bien plus de trois sons lors(ju'iin ne les astreint jias à consonner tous les uns avec les autres.

Les accords dissonants de trois sons étant en nombre très considérable, nous n'en étudierons que quelques-uns à litre d'exemples. Nous examinerons d'abord le cas où les trois sons dissonants s'échelonnent par quintes (ou par quartes) parce qu'il conduit à des remarques utiles. Mais nous examinerons aussi le cas où les sons s'échelonnent, soit par tierces majeures (ou sixtes mineures), soit par tierces mineures (ou sixtes majeures 1. parce que, d'après certains théoriciens, tout groupe de trois sons s'échelonnant ]iar tierces devrait être réputé consonant. En définitive, nous étudiei-ons trois cas que nous présenterons sous les titres suivants :

a. Rattachement de /"a do sol, c'est-à-dire de trois sons s'échelonnani par (juarte ou p^r quinte ;

b. Rattachement de /« ? do mi, c'est-à-dire de trois sons s'échelonnant par tierce majeure ou par sixte mineure ;

c. Rattachement de si ré fa, c'est-à-dire de trois sons s'échelonnant par tierce mineure ou par sixte majeure.

(l. R.VTTACIIE.MKNT DE FA DO SOI..

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