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HATTACIIEMENT DE TROIS SONS

Il existe dans la Symplumie ]>iisti>iale de Beethoven (début de la dernière partie, AUeliietln, Chant des Pâtres) un passage que certains théoriciens ont cru pouvoir critiquer, mais qui n'en est pas moins excellent pour montrer la puissance avec laquelle le géniteur agit dans le cas que nous venons de considérer. Les quatre premières mesures .sont en il'i majeur, et les trois échelons de l'échelle tonique sont employés; à la 5'^ mesure, la basse attaque fa, et mi (qui ferait une dissonance dure avec fa) est retranché des parties supérieures, en sorte que les trois sons fa, do, sol restent seuls en présence: aussitôt la tonaliti' de do disparaît, et celle de fa s'impose :

Kig. iô/|.

248. Cas a-n, n-j, a-\. — Ces cas sont un peu moins nets que les précédents entre lesquels ils sont intermédiaires; la résolution en do sera toujours facile, puisque do est en rapports simples, tant avec lui-même qu'avec fa et soi dont il est le mediairc :

Mais souvent on ne fera sur do qu'une résolution provisoire, et, le considérant comme une dominante, on ira faire en fn la cadence définitive.

/'. IIATTACIIK.MKNT lll; LA •> 1)0 Ml.

249. Ce cas étant étudié en détail dans la G'' Partie {Enliamionie, n"" 373 et suivants), ne sera examiné ici que sommairement.

La série de notes considérée a pour formule

/«T do mi — N ; iG/ao/'J.

On voit que le géniteur de ces notes est un la }, e{ que la note du milieu d<i est inédiaii-c des notes extrêmes.

rOn CIXyllÈMK PAnriE. lUTTACllEMENTS.

Les nombres musicaux fournissent les rapports suiviints ( ' ) :

Xoinliri's , la ^ do

iimsicaiix '. IG "^0

sol =; I ) — -

la-, = Kl - -

8 lo

mi-j = 24 — -

Ici, Finfluence prépondérante est celle du médiaire do, et le rattachement à do est, ex c.AMME JUSTE, le plus naturel. Le géniteur la y, en tant que géniteur, n'exerce pas d'attraction, car, en la }, l'accord la} do mi est altéré (dans ce ton, le mi devrait normalenienl être bémolisé, en sorte que «»'q y jouerait le rôle d'une dominante diéséo i.

250. Mais, ex TtAMme tempérée, il n'en est plus forcément ainsi; la y do mi peut se confondre avec la y do fa y qui est un renversement de fa y la y do\ et ce dernier accord, bâti sur le même gabarit que la y do mi, tend à rattacher à la y pour des raisons toutes semblables à celles qui ont été indiquées à propos de la y do mi.

On verrait de même que la y do mi, étant un renversement de do mi la y lequel sonne comme do mi solz-, peut rattacher au ton de mi; eu sorte que, dans la pratique, le rattachement de l'accord la y do mi se fait à peu prés indifféremment à l'une ou à l'autre de ses trois notes.

251. On pourrait aussi rattacher aux trois tons mineurs qui sont les relatifs des trois majeurs précédents, car, en gamme tempérée, la y do mi par exemple sonue comme sole do mi, renversement de do mi sole, lequel est formé de notes du ton de la mineur et peut résoudre dans ce ton; mais ces trois nouveaux rattachements seraient un peu moins simples que les trois précédents.

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