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C. RATTACHEMENT DE SI BK KA

252. Ce cas étant étroitementlié à celui de l'accord neutre, lequel est étudié en détail dans la 0' Partie {Enharmonie, n"^ 3.Ï1 et suivants), ne sera examiné ici que sommairement.

Par hypothèse, les trois sons entendus se succèdent par tierces mineures. Mais la tierce

mineure a deux valeurs, < = - et t'^ '^^ en outre, elle peut èlre confondue par l'oreillo avec la seconde dite seconde augmentée s r=z ^ {voir -' Partie, Interi-al/t-s). On peut donc.

en musique tempérée, assimiler les sons entendus à diverses combinaisons, obtenues en superposant deux intervalles valant t, t' nu s, et que représenteraient les neuf forinules :

Pour savoir quel serait, d'après les nombres, le rattachement le plus probalile, il faut considérer successivement chacune des neuf formules précédentes, ou tout au moins les cinq d'entre elles qui correspondent à des comliinaisons existant dans les gammes ter-

( ' ) Voir le pri'miei' reiivcii du 11" 245.

1 iiM'iriiK m. lu iiAi iii'MKNf m-; inois sons. iGi

naires ('): chacune d'elles foiu-nira une ou plusieurs solutions; comparanl alors entre elles ces diverses solutions, on verra quelle est celle qui correspond aux chiffres les plus simples, et forme par suite lii rattachement le plus natui'el de l'accord si /■<■ fa.

253. I']n opérant ainsi, on trouve les résultats suivants : selon qu'on attribue à l'accord entendu la constitution

on tend à rattacher si n- fa respectivemenl à :

. ré i, -j. ou ■'•j [ do ii, •> m\ o I tti (t, o ou z l jti' i n i mi-: i <i

ou < ou ou ou ou

' sol a, X ou i ( do i, o ou x ( In i. -i ou o ' J'<ic a o \ mi-, ii o

('es diverses solutions (-) correspondent aux chilVres suivants, ijui représentent les rapports des notes du dissonant étudié à celles de l'accord parfait du Ion aui[uel ou rattache :

Tim (If sol iiiaji-ui-.

Dis-

MnM\\,

Ton ,1

mini-

si

rè . .

ittaclii

LMiient '

fa . .

la ..

1 Cl

Dissiinant

Tun ,1 luaj,

.■ do

si

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lialtacliouieui . si.

Tnll llr la

lllilll-lll-.

do... -. '^ ^ [ la .

iG « J l

Uattacliement •^ mi... - — — UallacliouiciU ■ do

sol... 1 1 1^

Diss,. liant I s

Tun dr fa-

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Rattacliemeni ■

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do >

rc fa

Rallaelicment • sol .

( ' ) Il va ili' siii que, si nous ne i-cslrcignion.s pas ac-tuolloincnt notru dtuilo à la tonalilu tuniaiiv. \v nonibre dos fonuulos à éUulior pourrait (Hro suporiour à cinq. Ainsi, on toiialilo iliatoniquo (voir S" Partio, Gammes dii-erses), où l'accord do scptiènio dinilunoo pont avoir trois constitutions dilT('ri ntos t t' t s. t' t l s. l t t' s (voir Enharmonie, n' 391). l'accord xi ré fa. qui sniino à l'oroillo ciunine uni- portion d'accord do soplicino dlniinuoc. pourrait avoir les sept constitutions

(■-) Ces soliilioiis (■,iiii|oviiiiriil rvi.lrniiu.'nt : le ton de (/,) dans lr,|Uei les not.-s si k fi sont naturelles; les tcms de sol, re. la, «■(piiaiiiies avec ilo: el, les tons de ;«/.., fis. la, do, qui secladouneul à partir do i/o (on di' la) de trois en trois notes do la yannne elir.nnaticpn- (de (rois c^n trois demi-tons).

iG- CINCUIÉME PARTIE. — HATTA(:HEME>'TS.

Exaniinaat, ijour chacun de ces six rattachements, les trois lignes de trois fractions, et plus spécialement la première ligne (comparaison à la tonique), on constate que les rapports afférents au ton de do sont un peu plus simples que les autres, mais que, parmi ces derniers, quelques-uns sont également assez simples : il suit de là que l'accord si rr fa doit évoquer plus particulièrement le ton de do, mais peut aussi rattacher assez facilement à d'autres tonalités.

254. Pour s'assurer si ces conclusions sont conformes à ce qu'indique le sens musical, il suffît de jeter les yeux sur la figure suivante (') :

En ME i.'\f.

é iJ iJ

rig. iô(i.

En SOLa.\^-

En J)0 a.-^.

En LA i.-i.

iâ

En EaJl^ ».

En Mlh i a

.^fe

Si le lecteur est surtout habitué à la tonalité classique, celui de ces six rattachements qui conduit au ton de do lui semblera un peu plus naturel que les autres; mais, parmi ces derniers, quelques-uns paraîtront aussi fort aisés. Et, si le lecteur est très accoutumé aux ressources nouvelles que contient l'harmonie moderne, notamment à la tonalité majeure ornée, à l'altération, etc. qu'emploient si fréquemment les musiciens contemporains, il l'attachera aussi très naturellement l'accord proposé à /«; majeur (dont la variante majeure ornée possède l'accord si réi mii) ou à rc majeur (dans lequel si ré fa:{ est un accord altéré), etc. Au surplus, l'accord si ré fa n'est qu'une portion des accords de septième diminuée sol:; si ré fa ou si ré fa la}-, or nous verrons plus loin {Enharmonie. Etude de l'accord 333) que ces accords sont susceptibles de résoudre dans l'un quelconque des vingt-quatre tons existant en musique tempérée, et de rattacher plus ou moins facilement à beaucoup d'entre eux.

( ' ) Bien que le mode majcui- suit plus simple mineure ornée, de préférence à la tonalité majeure Ijs ouvrages classiques reconnaissent l'existence.

le mode mineur •f. parce que cel

n a employé, dans ces exemple.^, la tonalité dernière n'est pas au nombre de celles dont

:lIVI'ITni: IV. — Il M TAllIlOfKNT DE OLATIii;. l:I-N(.) IT SIV SONS.

CHAPllUE IV.

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