‹ Essai sur la Hernie Périduodénale droiteChapitre 11 sur 23 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

Observation de BRGSIRE, premier cas observé par cet auteur. 1884.

Résumé. — Enfant de 2 ans. Autopsie durant l’hiver de 1884-1885 à la salle d’autopsie de Berlin.

Tout l'intestin grêle est à droite, tout le gros intestin est à gauche. La tumeur herniaire est du volume d’une tête d’enfant, elle occupe la partie droite de l’abdomen, et dépasse un peu la ligne médiane à gauche. Tout l'intestin grêle est renfermé dans le sac, moins un peu d’iléon, et une anse grêle.

L'ouverture du sac est située à la hauteur de la dernière vertèbre lombaire, il présente trois À quatre centimètres de diamètre. Son bord antérieur est traversé par l'artère mésenté-

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rique supérieure et par le commencement de l’artère iléocolique.

La première partie du duodénum est libre, le reste de cet intestin est contenu dans le sac herniaire.

Le segment initial du jejunum à un trajet rétro-péritonéal, c'est-à-dire en arrière du péritoine parietal.

Les parois du sac herniaire étaient partout doubles sauf au niveau de la paroi postérieure de l’abdomen. Ona l'impression que l’intestin s'était insinué entre les deux feuillets du mesocolon ascendant libre en grande partie.

OBsSERVATION III

Observation de GÉRARD-MARCHANT (7 thèse Jonnesco) 1885.

À l'ouverture du ventre, on trouve le grand épiploon paraissant normal. Après lavoir relevé, on tompe sur une vaste poche séreuse, mince, laissant voir par transparence les anses de l'inteslin grêle y contenues.

En dehors du sac on ne trouvait à part la première portion du duodenuim aucune autre partie de l'intestin grêle. Cette poche était encadrée par les côlons, ‘à droite le cœcum adhérait à la poche par un assez long repli séreux. Le côlon ascendant, angle colique droit et les deux tiers du côlon transverse étaient accolés intimement à la poche. L’angle colique gauche ainsi que le côlon descendant et VS iliaque occupaient leur situation normale et étaient munis de mésos assez longs. La poche avait les dimensions d’une tête d'enfant. En bas elle descendait jusqu’au promontoire où elle adhérait.

En soulevant le bord gauche de la poche, on put voir que celle-ci se réfléchissait de gauche à droite vers la colonne vertébrale. En relevant plus fortement en haut et à droite l’extrémité inférieure de la poche, on découvrait sur sa paroi postérieure un orifice ainsi constitué : très large, on pouvait y passer facilement le poing. Il avait la forme d’un ovale

allongé de haut en bas, de gauche à droite. Son bord postérieur était contre la colonne lombaire. Son bord antérieur se présentait sous l'aspect d’un repli tranchant, falciforme, semilunaire, à concavité regardant à gauche et en arrière. La lumière de l’orifice regardait le flanc droit de la colonne lombaire. Les deux cornes formant le bord libre de lorifice se perdaient de la façon suivante : la supérieure s’insérait sur la colonne vertébrale, et, de là, allait se perdre dans le feuillet séreux qui recouvrait le duodénum ; la corne inférieure située près du cœcum était contournée par la partie terminale de l’iléon qui pénétrait dans ce sac à ce niveau. On chercha à faire sortir l'intestin, et on put facilement retirer et dévider tout l'intestin grêle contenu dans le sac. Alors on constata que l'intestin grêle était rattaché par son mésentère tout le long du bord libre de lorifice du sac. Tout le long de ce bord libre cheminait l’artère mésentérique supérieure, qui pénétrait dans la corne supérieure du repli, immédiatement après sa naissance de l’aorte, continuait son trajet, quittait ce repli près de la corne inférieure, et allait se perdre au niveau de l’angle iléo-cæcal. De cette artère naissaient les branches destinées à l'intestin grêle, qui pénétrait dans l'épaisseur du mésentère. De la même artère partaient trois branches volumineuses qui se dirigeaient de gauche à droite, dans l’épaisseur de la paroi antérieure du sac, vers les côlons ascendant et transverse.

La paroi antérieure du sac est formée de deux lames séreuses.

En examinant la cavité du sac, on constate que sa paroi postérieure était formée d’une seule lame séreuse. Cette vaste poche se prolongeait en haut et à droite vers le foie, en passant par-dessus les vaisseaux rénaux, le rein et le psoas du côté droit. En bas, elle descendait jusque dans la fosse iliaque et recouvrait à ce niveau l’uretère droite. À la partie supérieure du sac, on voyait sa partie postérieure soulevée par le duodénum, qui pénétrait à ce niveau dans la poche, et se continuait après s'être détaché de cette paroi, par le jéjunum.

Ainsi on ne voyait sortir du sac qu’un seul tube intestinal, la

portion terminale de l’iléon qui présentait une torsion sur son axe, à la sortie de la poche.

Nous avons cherché la continuité des différentes lames qui composaient l'enveloppe séreuse de ce sac, et nous avons pu nous assurer que la paroi antérieure était recouverte par les feuillets : interne du mésocôlon ascendant et inférieur du mésocôlon transverse.

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