‹ Essai sur la Hernie Périduodénale droiteChapitre 17 sur 23 · EE · texte numérisé non relu

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existait un sac péritonéal vers le côté droit et dans lequel avaient pénétré environ 2 mètres d’intestin par un orifice en forme d’étroite fissure, vers la racine du mésentère et dont les parois étaient ainsi formées : Paroi antérieure par le mésocôlon étendu depuis le côlon ascendant, au-dessous de la ligne d'insertion du mésocélon transverse. Paroi postérieure appliquée contre la paroi postérieure abdominale elle-même.

Dans le bord libre antérieur passait l’artère mésentérique supérieure. Un mètre d’intestin fut tiré assez facilement hors de la cavité, puis je fus arrêté, alors j'introduisis le doigt dans l’orifice herniaire et je constatai qu’une assez longue circonvolution était située derrière celui-ci, mais qu'elle s'était enroulée autour d’un pédicule situé vers le pôle supérieur de l’orifice. Je parvins, avec de grandes difhcultés, à dérouler ce volvulus en faisant décrire un tour complet à l'intestin situé hors du sac, puis vint facilement un demi-mètre d’intestin. Celui-ci était maintenant au complet dans la grande cavité. La cavité herniaire était libre et abstraction faite d’une certaine quantité de liquide hémorrhagique mais clair, montrait les détails suivants : (Suit la description donnée plus haut).

L’orifice herniaire fut fermé par en haut par six points de suture réunissant le bord libre du mésentère qui formait la paroi antérieure et la surface antérieure de la partie horizontale inférieure du duodénum. Le dernier point atteignait l’angie situé entre le bord inférieur de cette partie du duodénum et la colonne vertébrale un peu à gauche de l’aorte.

L'espace, d'environ quatre centimètres, étendu depuis la limite inférieure du duodénum jusqu’à l'extrémité inférieure de lorifice herniaire, reste ouvert, d’abord parce que la suture ne pouvait être poursuivie plus loin sans danger de blessure pour l'aorte qui passait à ce niveau, et ensuite parce qu’il parut nécessaire de laisser une issue au liquide accumulé dans le sac. Après cette suture, le bord libre de l’orifice herniaire qui servait de point de passage entre le mésentère et le mésocélon ascendant apparut d’une consistance presque cartilagineuse. Dans ce bord courait une grosse artère, laquelle venait d’en

haut entre la tête du pancréas et la partie horizontale inférieure du duodénum et envoyait des rameaux aussi bien au côlon qu’à l'intestin grêle. Il n’y avait aucun doute qu'il s’agit là de l’artère mésentérique supérieure.

L’intestin éviscéré fut réintroduit dans la cavité abdominale qui fut fermée.

L'état de la malade resta un peu inquiétant pendant les jours qui suivirent l’opération. Elle eut encore jusqu’au 15 août des éructations et, de temps en temps, des vomissements fécaloïdes. De plus, le pouls resta petit et filant.

Le 14, un lavage stomacal amena une grande quantité de liquide fécaloïde. Le 15, survint une première selle brunâtre. Les vomissements cessèrent depuis lors et peu après les éructations.

A partir de ce moment, l’amélioration fut rapide et les selles régulières.

Le 9 novembre, la malade fut perdue de vue, guérie et en excellente santé.

Neumann discute ensuite longuement le diagnostic de sa hernie et la place qu’elle doit occuper parmi les hernies duodénales droites. Il lui donne le nom de mésentère pariétale et insiste sur ce fait que dans presque tous les cas semblables il existe une petite portion du jéjunum non pourvue de mésentère.

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