V. — Le fatalisme des stoïciens repose sur des
principes tout différents. Une nécessité absolue,
disent-ils, régit toutes choses ; des lois nécessaires
et fatales s'imposent à tous les êtres et ne compor-
\ tent aucune exception : « Omnia certo tramite va-
! dunt *. . . Fata regunt orbem, certa stant omnia lege '. »
i ' L'homme ne peut se soustraire à leur empire : « It
cuique ratus, prece non ulla mobilis, ordo *. » Cet
I 1. Lucrèce, de Rerum natura, V, 195 sq.
I Quod si jam rerum ignorem primordia quœ sint,
\ Hoc tamen ex ipsis cœli rationibus ausim
^ Conûrmare, aliisque ex rebuis reddere multia,
Nequaquam nobis diviniius esse paratam > Naturam rerum, tanta stat praedita culpa.