‹ Essai sur la liberté moraleChapitre 52 sur 87 · Aristote, Éthique à Nicomaque, II, ii, 1104 b · texte numérisé non relu

Aristote, Éthique à Nicomaque, II, ii, 1104 b

qu'il le faut, dans les circonstances convenables, pour les personnes et par les causes qu'il faut et de la manière qu'il convient, r6 8è Stz Seî, xal eo' oTç, xai irpàç oôç, xal oZ fvexoe, xal wç 8eî *... La vertu est une habitude de se déterminer conformément au milieu convenable à notre nature, par l'effet d'une raison exacte et d'un jugement droit. »

La théorie des stoïciens était la même : « La matière du bien et du mal, dit Epictète, c'est la volonté propre par laquelle chacun se dirige... Où donc est le bien? Dans le choix volontaire. Où est le mal? Dans le choix volontaire *. » Et l'on sait que pour lui le choix volontaire est bon quand il est conforme à la droite raison.

Le plus grand métaphysicien du moyen âge, saint Thomas, déclare à son tour que la raison est la règle au nom de laquelle nous distinguons le bien et le mal moral : « Bonum virtutis moralis consistit in adsequatione ad mensuram rationis. » Leibnitz reprendra à peu de chose près les mêmes expressions : « Le principe d'après lequel nous distinguons le bien et le mal est la règle immuable de la raison ^. » La volonté accomplit le bien lorsqu'elle obéit aux lois naturelles de l'intelligence : « Bonum mentis naturale, quum est voluntarium, fit bonum morale *. y>

Ce qui montre à quel point la vérité de ce principe

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