III. — Nous ne pouvons regarder comme volon
1. F. Magy, la Raison et VAme, p. 403. a Nous pouvons définir l'âme humaine une force autonome, assujettie à la loi d'homogénéité et d'harmonie. » — M. Paulhan attribue les mêmes caractères à l'activité naturelle de l'âme, dans un article de la Revue philosophique, nov. 1886.
taires que les phénomèaes où nous constatons Fintervention de l'intelligence, les actions que nous faisons en connaissance de cause, c'est-à-dire en sachant ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons.
Dès que Tidée d'une action se présente à notre esprit, elle constitue par elle-même une tendance à Fexécuter; songer aune chose, c'est déjà presque la faire, c La représentation est naturellement suivie du mouvement qu'elle représente, en vertu des lois qui rattachent les fonctions organiques à celles de la sensibilité, de la passion et de l'entendement ^ » Les théologiens et les casuistes Tavaient déjà observé et ils avaient décrit avec beaucoup de finesse la puissance tentatrice des mauvaises pensées. Cette théorie, développée par M. Bain dans son livre sur les Émotions et la Volonté j a été surtout soutenue en France par M. Fouillée; elle constitue le fondement de ce qu'il appelle lui-même la philosophie des Idées forces '. La Réalisation de l'idée suit toujours la conception si rien ne la vient empêcher. Mais souvent se présente à notre esprit le souvenir ou bien des