Saint Augustin, Op, imp., I, lxxxi. « H n'entre pas dans
mal, loin d'être la condition essentielle de la liberté, ne peut tenir qu'à rimpuissance, à l'insuffîsance de l'intelligence. < La volonté, dit Malebranche, est le mouvement naturel qui nous porte vers le bien en général. » — c Vouloir, dit Bossuet ', est une action par laquelle nous poursuivcms le bien et fuyons le mal et choisissons les moyens pour parvenir à l'un et éviter l'autre. > Nous ne pouvons jamais vouloir ce qui est mal qu'en vertu de l'amour que nous ressentons naturellement pour le bien, c'est-à-dire lorsque nous prenons le mal pour le bien *, La volonté, selon les scolastiques, ne se peut porter vers le mal qu'autant qu'il lui est présenté par l'intelligence sous l'apparence de quelque bien. « Il est impossible, dit Leibnitz, que l'on veuille le mal en tant que mal ; on ne le veut que parce qu'on le prend pour un bien : la volonté par nature ne va qu'au
Tessence de la liberté de pouvoir faire le mal ou ne pas le faire, de prendre Tun ou l'autre parti, car qui oserait dire que Dieu n'est pas libre et qui oserait dire aussi qu'il peut faillir? » — Saint Thomas, Summa theol., III*, quaest. 18, art. 4. « Hœc dubitatio non est de necessitate electionis ; quoniam deo convenit eligere.... quum tamen in Deo nuUa sit dubitatio. Accidit tamen dubitatio electioni, in quantum est in natura ignorante.... Et sic patet quod dubitatio vel inquisitio non per se pertineat ad electionem sed solum secundum quod est in natura ignorante. »