‹ Essai sur la littérature romantiqueChapitre 5 sur 22 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

De la société et de la littérature antiques.

Les anciens touchoient aux première époques de la civilisation. En remontant aux temps les plus reculés, on la. voit naître dans le Midi et TOriept et s'étendre par degrés sur les contrées voisines. Là Grèce prânitive , peuplée comme le reste de l'Eut vope par une race guerrière et sauvage, dut à l'EgTple et à la Phénicie les prooûers perfedîonnem^iis de ses arts et de ses connoissauces. Mais les lumières et lies arts^ comme une plante qu'un sol devoît produire et qu'un autre devoit nourrir, ne jetèrent de profondes racines que sous le ciel où on les avoit ainsi transportés : soit qu'une organi* sation pk» heureuse eût été donnée aux Grecs, soit que les circonstances physiques

eussent d'abord déterminé cet avantage. La Grèce du moins avoit été bien favorablement traitée sous ce dernier rapport. Placée dans une zone tempérée , la chaleur modérée du climat y développoit les forces du corps sans abattre celles de Tintelligence. Ck)upée de montagnes, divisée en une multitude d'Iles, elle ofiroit cette variété de sites et de productions qui favorise la navigation et Ml commerce, et appelle avec eux les arts qu'ils exigent, et les avantages qu'ils procurant^ L'influence de^^es avantage physiques ^r les progrès de sa civilisation ne sauroit être 'méconnue^ Car* lorsque deux peuples , 4||iaux'pour tout le reste, partent d'un même point pour suivre la même (^urière , pour* quoi se Mfuser à voir dans ces disposition!

primitives de la nature l'origine de l'inégav Uté qui se manifeste plus tard entre eux?

Les premiers temps de la civilisation antique se distinguent par l'établissement d'uîhe religion. qui devoit se répandre ensuite sur là plus grande partie de l'Europe policée.

Le polythéisme €t ses fables riaiites, peorfectionnié pÈir Honnère, mais antérieur pour le

fond à ce grand poète, sont le produit naturel d'un climat où tout exalte les forces de l'imagination, et d'un degré de culture où cette faculté a plus besoin que la réflegpon d'être satisfaite. Ce culte n'étoit dans son principe que l'apothéosedes forces physiques. Il développoit dans l'homme tous les sentimens qui se rapportent à ce but; il exagéroit à ses yeux sa propre iniportance, soit en le faisant participer à la nature des dieux, soit en prétsait à ceux-ci les intérêts #t' les passions de l'humanité et en les faisant intervenir dans tous les événemens qui la concemoient. Rien n'y étoit obscur ni placé hors de la sphère d'une intelligence commune ; la vie hiunaine s'y dérouloit aiut yeux tout entière y et s'y servoit pour ainsi dire de but à elle-même. L'emploi acti^el des forces physiques étoit son premier devoir, comme sa seule gloire; c'est par elle que les grands hommes obtenoient vivans l'admiration des peuples,. et s'élevoient après leur mort jusqu'au rang des divinités. La vie future,- image pâle et décolorée de la vie terrestre, ne changeoit ni les passions

ni les foiblesses des héros qui Tobtenoient.

Perfectionnée dans la suite, et surtout dan^ celui de ses dogmes qui eoncemoit la pùâHion future des méchoDs et la récom^ pense des bons, cette religion s'allia dans tous les points avec les éyénemens dont la Grèce fut le théâtre. Des allégories emprun* tées à $on esprit rappelèrent des faits his* toriques ; des fétei religieuses en perpétue^» rent le souvenir ; et quelques siècles après son établissement, les croyancuK^ religieuses et l'histoire nationale devinrent inséparables dans l'esprit des peuples qui l'avoient adoptée.

Imbus des maximes d'un tel culte, ces peuples se constituèrent, dans une seconde époque, en Etats monarchiques, et bientàt après , en démocraties d'une très-petit6 étendue, si on les compare aux Etats modernes.

Cette forme de gouvernement étoit plus propre que toute autre à favoriser ce même développement des forces de la vie que recommandoit déjà la religion. De petites repu* bliques , voisines et rivales , toujours armées 1^ unes contre les autres, ne pouvoient se

soutenir que par les efforts icontinuels de leura membres. U fidioit sans cesse s'assembler, délibérer, combattre , tandis que dans nos vastes moniurdiies , quelques hommes chargés seuls de la conduite des affaires , laissent aux peuples le soin exclusif des inténêts pHi^* Chez les anciens, tous led citoyeûâ veillûient à la conservation de FËtat, ce besdiu près* sant coneentroit tous les ititérét$, dévelop* poit toute Tactivité des esprits. L'homme étoit pout* ainsi dire tout extérieur; et k vte^ toute positive^ ne consi^tôit qvNÊk actions » tandis que chez les modernes elle se compose presqu'en entier de sentimens.

L'esclavage, cet héritage ordinaire des siècles de bàiiiarié, quLseu] p6uvûi€ main** tenir cette forme de gduvettiément tn dispensant la plupart des citoyens des àc^ns domestiquée^ lut conservé au «tyiieu des progrès de la civUisâtiion , môiUspeuiHèfre par CQ^ motif que parce que rien, en lui, n'Aloit contraire aux idées qui naissoient des insti* tutions. Eu effet, Si tout dans celles-ci donnoit une prodigieuse exaltation aux ver-> tus qui avoient pour but lé maintien d< Pexis*"

tence particulière de l'Etat, rien enfin n'y suggéroit ridée de devoirs autres que ceux4à et basés. sur la notion abstraite de l'humaaité. Qu'importoit à l'esprit patriotique le sort d'individus étrangers à l'association politique? Le citoyen étoit tout, et l'homme à peine quelque chose. Par une concordance remarquable entre la langue ejt les mœurs , le terme qui exprimoit dans celle de ces peuples l'idée d'étranger, emportoit presque celle d'ennemi. Rome, il est vrai, applaudit plus taixl 4Ui beau vers de Térence : v

Homo sum : hninani nibil à me alienom. puto ;

mais Rom^ avoit conime la Grèce ses esclaves , et de pW que la Grèce, ses gladiateurs. ;

Le climat et l'heureuse organisation de ces peuples CQmbs^ttoient.seulç ^ cet égard les résultais des institutions en leur inspirant le goût des arts et des délassemens de l'esprit si propres k corrigejr cette férocité de inœurs , suite de l'exaltation des vertus républicaines. Il; s^iAble même que vers la. fin de leur existence politique ces éliÊoiens contraires aient

entièrement prévalu. Entourés d'une nature riante, pure et calme, ils en avoîent bAt passer les traits dans leur génie littéraire et dans les oréations de leurs arts. Une sensibilité physique développée au plus haut degré répandoit jusque dans les dernières classes l'amour d«B beaux-arts et la faculté de les sentir. La rivaUté des villes voisines et les^lienneurs prodigués au talent , mùltiplioient ses productions et peuplôient la Grèce de des chefs-d'œuvre dont les restes sont encore l'objet de notre admiration. La sculpture surtout, et avec elle l'architecture, furent cultivées avec soin; un. but religieux et indépendant de l^amour des beaux-arts , ^uroit leurs, progrès. Les temples étoient la demeure des divinités qui protégeoient la Grèce;, les statues retraçoient leur image.

Cétoit dans cette source élevée que le génie des arts puisoit ses plus belles inspirations. L'alliance , inconnue depuis , de l'imitation exacte de la nature avec la conception idéale d'une beauté surhumaine , fut le résultat des croyances religieuses appliquées aux objets matériels, des sens. Le sculpteur grec at-

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teignit les ^rnes de son art, parce qu'il fut tout à la fois instruit par la nature et inspiré par sa religion.

Ce peuple dont l'existence active se pas^ soit dans l'enceinte du barreau ou de la f^laoê aux harangues, semble n'avoir conçu la société que dans ses raf^orts politiques; tout dans les mœurs , comme dans les lois , étoit fixé par ce seul point de Yue.> Ainsi les relations privées et les moeurs domes^ tiques étoient réglées par une législation qui conféroit tous les droits au seul citoyen. La puissance paternelle n'eut long*temps d'au* très bornes que la volonté du père ; et ces républicains qui craignoient tant le despo* tisme dans l'Etat, commençoient par l'iiH troduire dans la Êunille. L'autorité maritale fut dans le principe presque aussi absolue.

Les femmes renfermées dans l'enceinte du toit domestique, exclues de toute partiel* pation aux intérêts publics , et même aux jouissances sociales, sembloient n'avoir fixé l'attention du législateur que comme moyen de perpétuer l'Etat* On sait l'influence que leur réclusion exerça sur les mœurs; on

craignent le libertinage du rapprochement des sexes; leur éloignement produisit la dépravation , et un penchant ne fut étouffé que pour faire place à un Vice , le plus honteux aux yeux de la morale et le plus foneste à la population. Les anciens , si étonnans quand on les considère dans leur vie publique , nourrissoient dans leurs mœurs privées le germe du mal qui mina leur constitution. Leur histoire montre que si les institutions politiques sont le complément de Tordre social , les lois de Êimille en font la véritable base.

Telle étoit l'ancienne Grèce , et telles furent les principales causes qui imprimèrent à la littérature la direction qu'elle a suivie. Pour retrouver dans les oeuvres de l'intelligence l'empreinte des institutions et des mœurs populaires , il suffit de lire les écrivains qu'elle a produits , poètes , orateurs ou philosophes. Homère, le plus ancien et le plus célèbre de tous , nous en donne aussi le premier exemple* Il vivoit à une époque antérieure à la plupart des institutions démocratiques qui déterminèrent le génie de

l'âge suivant ; la Grèce de son ten^ps étoit toute guerrière et religieuse. Aussi voyonsnous ce double caractère prédominer dans ses écrits. La di|âni,té rapprochée de l'homnie .y confond ses passions et ses ititéréts avec les siens '. Les événemens de quelque importance sont exécutés par des. lorces humaines ; mais une puissance supérieure , le Destin, véritable dieu de l'antiquité, en' arrête et en dirige l'accomplissement.: La Fatalité , ce premier dogme de la religion , devient la source, et le mobile de l'intérêt poétique. Les héros d'Homère sont des hommes doués d'une plénitude d'existence qui leur fait sans cesse éprouver le besoin d'une activité physique. La force et l'adresse sont les qualités les plus estimées; les dieux euxmêmes s'en honorent. Les esprits , absorbés par les intérêts matériels de la vie , ne connoissent ni la réflexion ni le recueillement ;

' « Il semble , a dit un critique ancien, qu^Homère » s'est efforcé autant quMl a pu de faire des dieux de >* ces hommes qui furent au siège de Troie , et qu'au )> contraire des dieux même il en a fait des hommes. »

LovGi», dusuhUme^ ch. 7.

ils savent que dans ce monde la lîravouré conduit à la gloire , et qu'au-delà du tombeau un avenir obscur lui réserve encore les seules récompenses. L'intervention d'une mythologie animée , la peinture des mœurs priznitives, les premiers traits des institutiôtis sociales , font , indépendamment du mérite d'une poésie qui. n'a pas été surfessée, le charme de ces' inimitables compositions.

Lorsque , dans im âge postérieur , W Etats se furent établis , que les lois et les af6 ^ furent perfectionnés , et que les institutions politiques eurent pris sur l'esprit des peufkés l'ascendant que la religion seule exer-^ çoit dans l'origine, la Httérature, fidèle à son principe, exprima dans ses nouvelles productions tous ces changemens successifs; Prenons pour exemple l'art dramatique V ce genre de littérature si essentiellement 'populaire, et cultivé dans Athènes avec tant de succès. La tragédie étoit , pour le fond , l'expression poétique de la religion et de l'histoire, inséparablement liées dans. l'esprit des peuples antiques. Elle leur emprun-

toit exclusivement ses sujets , ses images et ses pensées. Los plus beaux ouvrages des trois grands tragiques ' sont des traditions historiques où tout l'intérêt repose sur le dogme favori des anciens , la liberté morale de l'homme en opposition avec sa d^ndance du sort. Dans la forme, la tragédie étoit, selon la remarque d'un critique waoderaie % Texpres^on des beaux -arts , en ^ frant dans la forme du théâtre , dans la dis« position des personnajges, dans le jeu et le CQStkune des acteurs, une suite de tableaux propres à frapper rimagination et à rappeler les création^ de la peinture et du ciseau.

Pour juger la perfection détenue , il ne £aut pas consulter l'impression que nous recevons aujourd'hui de ces ouvrages dépouiUés du luxe de leur représentation , étrangers à no§ qaœurs et à nos croyances, mais s'en fier aux prodigieux effets qu'au témoignage de

' Vojee le Promckhëe ê^Mschjle^ les deux Œdipe de Sophocle, la FhMre d'Ënripîde, etc.

* W. Schlegel, Cours de Littérature dramatique,

l'histoire, ils produiaoient sur les contemporains'. La comédie y différant de but et de moyens, étoit la représentation des mœurs, et surtout l'expression des intérêts politiques; et telle' étoit la liberté dont elle jouissoit sous cette forme "populaire de gouvernesâenjfc , que les afSures publiques ^embloient s'y disouter aussi ouirermnent qu'à la tribuûè'- Cette liberté dégéi^ra S0«^ veut en Ucence quand elle s'attaqua aux pMsoi^nes. Mais la nature d'un gouvernement dont la publicité étoit Tâme, et où chaque citoyen, partie intég^nte de l'Etat, 06 prenoit d'iatérét aux affidres publiques qu'en proportion de la connoissance qu'il en ayoit, explique et justifie presque cet abus : tcAle fut même la mutuelle dépendance de ces deux faits, que lorsque les

< Oii r^CQôiè, par exemple, qu'à rappisniîao ie$ fiirie» dans b tragédie de c^ oori, Fiinpvessioi^^t si forte, que des cris de terreur remplirenll'dmpkithéfttre, et des femmes furent saisies par les douleurs de Feufantement.

• Voyez, dans le fkëâtre d'Aristophane, les comédies intitulas tkPàirVy LisistreUej les Nuées.

révolutions eurent amené en Grèce la chute de Tesprit public, la comédie, perdant entre les mains des successeurs d'Aristophane son caractère politique , devint un simple tableau de mœurs.

Ija philosophie ne se montra pas moins intimement liée à l'esprit des institutions.

La nature avoit doué les Grecs au plus haut éièigté 'de ce génie spéculatifs, dont * l'abus Teur fi^, trop souvent, dans la carrière des sciences, devancer L'expérience et éub^tner des idées à des faits. Mais tant qu'ils- conser^ vèrent une législation forte et une existence politique indépendante, les- intérêts positif de la société gouvernèrent en quelque «orte l'activité des esprits et décidèrjent du caractère dé la philosophie. Elle se montra morale et. politique , parce que ces deux branches offroient des résultats pratiques, eu rapport avec les idées dont se nourfissbit re^ëpitt- public. Gë né fut qu'après la chuté de ses lois et^ la perte entière de son mdépen'dance , que la Grèce Vit éclore la plupart de ces systèmes de pure spéculation , admirables encore comme.effortsclerintelIigencQ,

et seuls convenables à l'activité de la pensée quand l'activité des intérêts lui manquoit.

Mais les productions mêmes de la première de ces époques, ne furent jamais que l'expression des idées nationales, représentées à leur tour par les institutions et les mœurs. Ainsi les publicistes, renchérissant avec Platon , sur les lois de Sparte m^e , concevoient le fantôme d'une république où toutes les notions du juste et de Vin* juste, tous les devoii^ de l'humanité et de kl iamille venoient se confonde dans l'inr térêt du citoyen. D'autres analysoîent avec Aristote les divers gouvememens dont la Grèce et l'Asie leur ofFroient des exemples , mais sans pressentir quel but commun dans cette variété de moyens devoit être poursuivi 46t pouvoit être atteint. Aucun , ne s'élevant au-dessus de son siècle, n'a jUgéles lois et les mœurs de la patrie dans leur relation générale avec la nature morale de l'homme. AucuA , par exemple , n'a essayé d'attribuer aux femmes , dans ses créations politiques , un rôle différent de celui qu'elles jouoient dans la société antique ; aucun n'a conçu la

So

possibilité d'un gouvernement où les peuples et les rois eussent chacun unepart égale et in* dépendante à l'autorité; auoun enfin ne sut attacher des droits à la seule qualité d'homme et réclame^ sur ce fondement l'abolition de l'esclava§*e. Tel futmémechez lesHomainsFascendant des'idées popnlaires que le plus sage de leurs philosophes vantoit hautement ces jeuxsanglans du Cirque, répoussés du moins par les mœurs plus dou<;es des Athéniens.

Ainsi l'exercice de la pensée comme celui de l'imagination , étoit circonscrit par l'hoi^ risEon de la civilisation, et l'abstraction même se i^entoit de Fempire des circonstances.

Terminons id ce tableau de la société et de la littérature en Grèce ; tout i^régé qu'il est , il suffira pour montrer combien oes deux choses y forent homogènes dans leur prinr cipe et bien Uées dans leur développement.' Cet état de civilisation fut^il resté station'** naire , lors même que des causes extérieures n'en eussent point provoqué la dissolution ?

Sans doute la nature, si libérale envers la Grèce, ne lui eût point refusé le don de perfectionner ce qu'elle avoit su inventer. Déjà

l'histoire noiis mpatre ses sages secouant le joug d'un culte , produit d'une société moins avancée» et s'élevant jusqu'à la conception de Tunité théosophique. Les m^es Athéniens., qui proscrivirent ce dogme dans Socrate iHlvant, la reopnnureniidan^'les statues qu'ils lui dressèrent après sa mort. Mais la destinée à qui la Qrèce dut les pr^iers pas , fiâts dans la carrière, ne vpulnt.pas qu'elle là parcourut tout entière : des causes exté-

Heures, $eiecmdées par des vices intestins, hâtèrent la chute de sa puissance, I^ guerre ravagea ses cités, dispersa leurs habitans.ou les soumit à une domination étrangère. Mai^ par le privilège du génie, la Grèce anéantie depub tabt de siècles dans son existence politique, tM enccfre et vivra toujours dans les écrits qu'elle nous a laissés. Quand les monumens dé ^es arts auront achevé de disparoi tre, quand l'histoire l'aura confondue dans ses annales avec vingt nations qui ont éclipsé sa grandeur politique, sa littérature nationale restera témoignage vivant de son génie, de ses arts, et de la hauteur morale qu'elle sut atteindre.

Etendre les mêmes considérations à la société et à la littérature chez les Romains, se* roit allonger inutilement les bornes de cet écrit. Les Romains of&ent sans doute dans leurs mœurs et dans leurs ouvrages beaucoup de détails* qui leur sont propres; et ceux qui en ont fait l'objet d^une étude spéciale , ont dû donner à ces détails une juste importance. Mais à n'en considérer que l'ensemble, l'esprit de ce peuple dans sa religion et dans ses institutions , ée dîfiere point essentiellement de celui des Grecs , et sa littérature n'est qu'une imitation ou un développement de la littérature athénienne. L'histoire iie montre proprement en Occident que deux sources de civilisation, la civilisation grecque ou antique, et celle dottt il nous reste à tracer le tableau. ''* ^'^^

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