‹ Essai sur la littrature romantiqueChapitre 65 sur 72 · MAR · texte numérisé non relu

MAR

2 MESA Gi 2 2 gs nr éme 5 mate care Tr ad tr

pee

am

j ü gaurphrmtenrerrsneree 2000 NEO na D RD SRI A D à D en ENTER EN TR qe à 0 is ane mon rm eh ja DER ET ENS ui i sù pero | DU ul " F F 4

D peteihene memes — 2 4e me moment 20 ous" :

— Er oder ce de C2 SI

elle avoit pris naissance. Ajoutons ici que, sous un autre point de vue, ce fut aussi l’un de ses plus fâcheux résultats. En effet, il n'en est point de la littérature, comme des sciences ou de la philosophie. Celles-ci peuventsansinconvénientrester renfermées dans le cercle étroit d'hommes capables d’en suivre la marche ou d’en accélérer les progrès; mais la littérature ne devient une belle et utile création de lesprit humain, que lorsque, répandue dans tout le corps social, ellé y porte le goût de l'instruction, et développe les élémens de la morale et de l'esprit public ; et ce but, elle ne peut l’atteindre qu’en restant constamment nationale et populaire.

En France, on en fit un art de convention, qui, au lieu du langage et des sentimens naturels à ses peuples, employa un langage et des sentimens étrangers ou factices ; qui créa une manière de juger et de senür indépendante de leur véritable position sociale; qui subordonna, enfin, la possibilité d’être compris, à des connoissances étrangères à la grande majorité de ses habitans.

La masse de la nation vit avec-un froid

étonnement les progrès d’un système qui n’entroit par aucun point dans le cercle de ses émotions et de ses idées. Etrangère à ce nouveau langage, elle s’isola de la classe supérieure qui seule en avoit la clef. Mais comme les bons écrivains dédaignoient, en lui consacrant leurs travaux, de l’élever par degrés jusqu’à eux, elle se trouva livrée à d’obscurs compositeurs dont les productions insignifiantes ou grossières la retinrent dans son ignorance, OU l’encouragèrent même dans ses vices. Par une autre conséquence, la nation entière se trouva bientôt divisée en deux classes distinctes, qui, dans tout ce qui tenoit aux jouissances intellectuelles, n’avoient nulle mesure commune d'idées, nul rapport de sentimens. La distinction des rangs en devint plus sensible et mieux fondée; et la littérature, qui, par la communauté de jouissances qu’elle offre, semble devoir rapprocher toutes les conditions, ne fit ici qu’ajouter un étage de plus à l'édifice des inégalités sociales.

Et qu'on ne nous accuse point d'user

ici d'exagération; ces reproches peuvent pa-

de {2 DE 2 bed AE lo ag Om snpnnbisgremenetsnattt ré Etend. Lu

de

0 re Ê Dr à jaime mins Le votanet dti étatannte ÉlLmttratse onanarensngigee > ce st EE Gé

AA NP LT PRET RA FA O A Et E A de ra 52 2 ag 5 ne À ge malt rte 27e ve da

| pet = DEN nm 2 RS A + 0 A I à D — ce ait iehnuet 5 US: TI

DS te oue

Ps

Gé ee eme cn mn à de A on a re PR mettons autiienmess RÉ amrenens tonte = Z

roitre sévères, mais sont loin d’être chimériques. On seroit étonné, n’en doutons pas, des progrès qu’eussent faits dans notre patrie, l'esprit public, la morale, les vraies lumières, siles grands écrivains, au lieu d’ambitionnerlessuffrages de quelques érudits, s’étoient attachés, par l'emploi national de leur talent, à développer tous les germes de perfectionnement que notre civilisation recèle.

Mais rien, encore une fois, ne fut fait pour cette masse qui composoit pourtant la force de la nation. En la laissant dans son ignorance, On la livra d'avance à toutes les séductions que lui préparoient l’ambition et l’immoralité. Et lorsque, à son tour, la philosophie, changeant au dix-huitième siècle de rôle avec la littérature, devint aussi populaire que celle-ci l'étoit peu, ses doctrines, rapidementpropagées parmices esprits avides de nouveautés, mais dénués d'instruction , n’y portèrent de si tristes fruits, que parce qu’elles les trouvèrent sans opinion acquise, sans point fixe où rattacher une croyance ou un souvenir.

VÉDLÉ SES OS DOODESPDOLOÉCECOCOTSOCTELS ESS

Page 1