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27/ route pour arriver à leur connoissance ; et, quelque jugement que l'on porte sur les résuitats obtenus, l’immensité des matériaux qu'il avoit rassemblés montre assez la difficulté de construire un tel édifice.
On sent mieux la justesse de ces observations, lorsqu'on en fait l'application à une partie déterminée de la littérature. Nous prendrons pour exemple ces règles du théâtre d'Athènes, dont les critiques du dix-septième siècle ont fait autant de principes fixes de composition; fondés sur la nature, et immuables comme elle. On sait qu'Aristote, dans sa Poétique, en a posé deux, celle qui concerne l'unité d'action, et celle qui concerne l'unité de temps, qu’il fait consister dans la nécessité de renfermer l’action dans le tour d’un soleil. Les classiques modernes ont ajouté l'unité de lieu, qui n’est point exprimée dans Aristote, mais qui à été généralement observéé par les tragiques grecs.
On peut montrer la concordance de ces règles avec le mode de représentation en usage chez les anciens , et reconnoitre ainsi, quant à eux, la nécessité de leur adoption. Mais
2qù cette nécessité existe-t-elle également dans tout autre système de représentation théâtrale ? Ces règles ont-elles au fond une autre valeur et une tout autre importance que ces divisions qu’Aristote pose entre les divers genres de tragédies', ces distinctions qu'il établit entre les diverses espèces de péripétes et de reconnoissance ; enfin que tous ces préceptes évidemment relatifs à la constitution du théâtre d'Athènes ? C’est ici le point principal de la question; car, pour justifier l'application des principes d’Aristote, il ne suffiroit point d’en montrer la justesse relative; il faudroit prouver encore qu’ils ne sont point particuliers à une forme scénique déterminée, mais applicables à toute représentation dramatique, quelque différentes qu’en soient les circonstances.
Or, que pour apprécier l’origine et limportance de ces principes, on se transporte
* I divise la tragédie en parties de quantité, qui sont le prologue , l'épisode, l'exode et le chœur ; et en parties du sujet, c'est-à-dire en‘iragédies zmplexes, morales, pathétiques, et celles dont les sujets se passent
dans les enfers, etc., etc.
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en idée vers ce théâtre ancien, tel que les recherches des savans, aidées des débris échappés au temps, l'ont en quelque sorte reconstruit. C’étoit en plein air, pendant la durée et avec l'éclat du jour, que s'exécutoit la représentation dramatique, comme Paction même dont elle étoit l’image. La décoration retraçoit fidèlement les formes, souvent même les dimensions de l'objet représenté. Le costume de l'acteur rappeloit avec exactitude celui du personnage, et d'ordinaire son masque en reproduisoit les traits.
Telle étoit l'importance que les anciens attachoient à ces moyens d’illusion, qu'ils en confoient l'exécution à l’auteur lui-même, et qu'Aristote n'a pas hésité de regarder la décoration comme partie intégrante de la tragédie *. Tout dans ce système théâtral se réunissoit pour compléter l'illusion dans laquelle on transportoit le spectateur. L'acteur, en invoquant les divinités célestes, attestoit le ciel qui s’étendoit autour de. lui dans l’espace, ou, comme dans Phèdre, in-