‹ Essai sur la manifestation des convictions religieusesChapitre 11 sur 52 · SUITE DU PRÉCÉDENT · texte numérisé non relu

SUITE DU PRÉCÉDENT

Je n’ai jusqu’à présent fait ressortir du devoir qui nous occupe qu’un seul aspect ou un seul rapport. C’est vis-à-vis de la société que j’ai placé le croyant. C’est de l’idée même de la société que j’ai tiré mes arguments. Je n’ai vu jusqu’ici dans l’exercice du devoir qu’un acte de franchise et de loyauté.

Mais un devoir n’a cause gagnée que lorsque le cœur y souscrit avec la conscience; et tous les cœurs ne sont pas accessibles du môme côté ; il en est que les considérations sociales, en un sujet comme celui-ci, ne toucheront que faiblement ; et d’ailleurs il est juste, il est nécessaire de donner à une vérité tous les arguments qui l’établissent, tous les motifs qui la recommandent. Ceux qu’il nous reste à présenter, plus simples et plus directs que les précédents, nous élèvent, je le crois, à une sphère plus haute.

La manifestation de la conviction religieuse est un devoir envers notre prochain, envers Dieu, envers > notre conviction elle-même.

Envers le prochain. Ici j’écarte tout ce qui précède. C’est bien de l’obligation envers le prochain que j’ai

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