‹ Essai sur la manifestation des convictions religieusesChapitre 42 sur 52 · CARACTÈRE PRIVÉ DE L’ASSOCIATION CONNUE SOUS LE NOM D’ÉGLISE · texte numérisé non relu

CARACTÈRE PRIVÉ DE L’ASSOCIATION CONNUE SOUS LE NOM D’ÉGLISE

Il est impossible, en partant des principes que nous avons posés, de ne pas reconnaître ce caractère. Il ne ravale point la religion : elle n’en est pas moins ce qu’elle est. Se heurter à cette conséquence du principe, ce serait se heurter à un mot. Qu’importe que l’Église soit une société privée, si, comme une famille bien réglée, mais dans une étendue bien plus vaste, elle rayonne autour d’elle, et domine le dedans avec plus de puissance que l’État ne domine le dehors? Nous souscrivons donc sans scrupule à ces paroles de Schkezer,

APPENDICE

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nous mettant par une vraie vénération au-dessus d’un faux respect : « Dans la société générale, dit ce publieiste célè- « bre, peuvent se former des sociétés particulières. Plusieurs « individus peuvent se réunir dès qu’ils estiment pouvoir « mieux, de cette manière, atteindre un but légitime. Ainsi « l’amour de la musique peut donner naissance à une société « spéciale. A plus forte raison, si des idées religieuses se « sont formées chez quelques individus, s’ils estiment de- <i voir, conformément à ces idées, entreprendre certains a actes , s’ils pensent que c’est en commun que ces actes a doivent être consommés , ils formeront entre eux une soit ciété de religion (Église). La grande communauté ne doit « pas seulement laisser se former celle-ci : elle doit la pro- « téger; mais elle ne s’informe des idées et des actes de « chaque corporation ( Gilde ) que pour s’assurer qu’ils n’ont « rien de contraire aux conventions générales qui existent « entre les citoyens comme citoyens. » — L’Église, au jugement de Sehlœzer, est donc une Gilde comme une autre. Nous signalerons dans une autre note les circonstances qui font de cette Gilde l’objet d’une attention particulière de la part de l’État.

NOTE IV, page 202.

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