‹ Essai sur la Métaphysique d'AristoteChapitre 141 sur 228 · LIVRE I, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE III

drée, qui est visible, est morte et ne produit rien; l'autre, invisible, est seule vivante et féconde’. Or cette forme, cette raison qui produit ainsi sans sortir d'elle-même, que peut-elle être, sinon pensée et contemplation ?. Cela veut-il dire que la nature fait les choses avec ce raisonnement, cette délibération qui appartiennent à l'homme? Délibérer est le fait de celui qui cherche, et qui n'a pas encore. La nature ne cherche point; elle a tout en elle; être ce qu'elle est et produire ce qu'elle produit sont donc en elle une même chose. Or ce qu'elle est, puisqu'elle est raison, par essence , c'est pensée et contemplation. C’est donc sans raisonner, et pourtant c’est par cela même et en tant qu’elle contemple que la nature produit$. Elle

à τὴν φύσιν εἶναι λόγον ὃς ποιεῖ λόγον ἄλλον, γένν: ὑτοῦ. δό ἵν τι τῷ καὶ τὴν φύσιν εἰναι λόγον ὃς ποιεῖ λύγ » γέννημα. αὐτοῦ, δόντα μέν τι τῷ ? , - ε oi droxeuéve , μένοντα δ᾽ αὐτόν. III, 11, 2 : Νοῦς τοίγυν δούς τι ἑαυτοῦ εἰς ὕλην, ἀτρεμὴς καὶ ἥσυχος τὰ πάντα εἰργάζετο.

1 € : > F \ Ἢ \ , " 1 Jbid. : Ο μὲν οὖν λόγος, ὁ χατὰ τὴν μορφὴν τὴν ὁρωμένην ἔσχατος ἤδη 4 \ ᾿ \ voa - δύν Χ)) - δὲ « LA rm) — ΄ εἰ χαὶ νεχρὸς ) καὶ οὐκέτι ποιεῖν δύναται ἄλλον. O δὲ ζωὴν ἔχων, ὁ τοῦ ποιήσαντος x D “ἍΝ \ ΕῚ « “ ΕῚ \ ’ " τὴν μορφὴν ἀδελφὸς ὧν, χαὶ αὐτὸς τὴν αὐτὴν δύναμιν ἔχων, ποιεῖ ἐν τῷ γενομένω.

ι͵ ‘ , £ ἔς: LA ἫΝ " 3 Enn. III, vurr, 2 : Εἰ μένων TOLEL , καὶ ἐν αὐτῷ μένων, καὶ ἔστι λόγος, εἴη ἂν αὐτὸς θεωρία.

5 Ibid, : Πῶς δὲ αὐτὴ ἔχει θεωρίαν, τὴν μιὲν δὲ ἐκ λόγου οὐκ ἔχει ; λέγω 9 x - - : 3 À SLR ΄ Ὁ \ ’ δ᾽ ἐκ λόγου τὸ σχοπεῖσθαι περὶ τῶν ἐν αὐτῇ. Διὰ τὶ οὖν Con τις οὖσα καὶ λόγος χαὶ δύναμις ποιοῦσα: ἀρ’ ὅτι τὸ σκοπεῖσθοιί ἐστι τὸ μήπω ἔχειν; εἰ δὲ ἔχει, χαὶ διὰ “τοῦτο ὅτι ἔχει, καὶ ποιεῖ. Τὸ οὖν εἶναι αὐτῇ ὅ ἐστι, τοῦτο ἐστι τὸ - br “ 5 ΠΝ ἢ Ὁ ΤῊΝ ι , \ ͵ ᾿ ποιεῖν αὐτῇ, καὶ ὅσον ἔστι, τοῦτό ἐστι τὸ ποιοῦν. ἔστι δὲ θεωρία χαὶ θεώρημιαι ΄ : > + , ‘ ’ ‘ , ἢ \ = + λόγος γάρ. Τῷ οὖν εἰναι θεωρία zut θεώρημα καὶ λόγος, τούτῳ χαὶ ποίει.) ἢ ταῦτα ἐστιν" à ποίησις ἄρα, θεωρία ἡμῖν ἀναπέφανται" ἔστι γὰρ ἀποτέλεσμα , Mn = ‘ ER - ᾿ ‘ θεωρίας, μενούσης θεωρίας, οὐκ ἄλλο τι πραξάσης, ἀλλὰ τῷ εἶναι θεωρία

ποιησάσης. IV, 111, το : V, 1, 4,

ne cherche point, elle ne s’agite point. Raison silencieuse, d'autant plus silencieuse qu’elle est plus raison et pensée et cherche moins au dehors, elle demeure dans la conscience paisible de ce dont elle est remplie; et du sein de sa contemplation tombent doucement les lignes qui dessinent le corps ?.

Toute vie est donc pensée. Mais la vie ἃ ses degrés, ce sont autant de degrés de la pensée. La contemplation qui est le propre de la nature est encore imparfaite. Elle est toute action et pratique; or la pratique ne vient que de la faiblesse de la contemplation. C’est quand l’âme est trop faible pour la vie purement spéculative, qu’elle cherche dans la pratique une ombre de la contemplation et de la raison : c’est quand on n’a pas la force de saisir lintelligible en lui-même, qu'on s'efforce d'atteindre au moins dans l’action ce qu’on n’a pas pu obtenir par la seule pensée. De là le penchant de l’enfance et des esprits faibles pour l’activité extérieure et corporelle. Si donc on peut attribuer à la nature, ou à la raison séminale dont elle dépend, la connaissance ou la sensation, cependant celles-ci ne ressemblent à la

NO] ι ᾿ Ν ΄ εἰ - 4 1 Enn. LIL, vux, 4: Ἀψοφητὶ μὲν δὴ πάντα, ὅτι μηδὲν ἐμφανοῦς καὶ =. 2 RENTE ἘΞ ΕΜ NE RARE ἤ τῆς ἔξωθεν θεωρίας ἢ πράξεως δεῖται. 14 : ὃ γᾶρ ἐν ψυχῇ λαμβάνει λόγω οὔσῃ, SEE Vue ne RME ἘΠ ) ; τί ἂν ἄλλο ἢ λόγος σιωπῶν εἴη; καὶ μᾶλλον ὅσῳ μᾶλλον. Τότε γὰρ χαὶ ἡσυχίαν -- + » - e = - ἂν. Ὁ ε # # ἄγει, καὶ οὐδὲν ζητεῖ, ὡς πληρωθεῖσα, χοὶ ἡ θεωρία, ἡ ἐν τῷ τοιούτῳ, τῷ πιστεύειν ἔχειν» εἴσω χεῖται.

ς - A U + « ε 5 Enn. II, via, 3 : Ἐμοῦ μιὴ γραφούσης. θεωρούσης dE, ὑφίστανται αἱ

- A LA ,» ’ τον σωυάτων γράμμα , ὠσπερ εχπιπτουσαι, ι

Page 1