‹ Essai sur la Métaphysique d'AristoteChapitre 145 sur 228 · LIVRE I, CHAPITRE IIT. h · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE IIT. h

par conséquent, qui est toute l’Intelligence, perpétuellement livrée à la contemplation d'elle même ".

Enfin Aristote a montré que non-seulement l’intelligible et l’intelligence ne font qu'un, mais encore, comme, dans l’acte de la sensation, la chose sentie, la chose sentante et la sensation même se confondent, de même et davantage encore la chose pensée, la chose pensante et la pensée même ne font qu’un. En effet, d’abord l'intelligible et la pensée de lintelligible ne font qu’un; car c’est le propre de la vérité d’être adéquate à son objet. Tant qu'il reste dans l’objet connu quelque chose d’autre que la connaissance, on ne connait donc encore, selon l’expression stoicienne, qu'une empreinte; ce n'est pas la vérité absolue, caractère de la pensée pure ?. Or, d'un autre côté, l’intelligible n’est intelligible que par cela même qu'il est acte : car c’est l'acte et non la puissance qui est l’objet de la pensée. T'intelligible est donc la pensée en action, et par conséquent l'intelligence qui pense. Il est intelligence, et il n'est pas simplement une intelligence en puissance, chez qui la faculté de penser est une chose, et l'acte

! Enn. V,1x, 8 : Οὐχ ἑτέρα τοῦ νοῦ ἑκάστη ἰδέα, ἀλλ᾽ ἑχάστη νοῦς. Mia οὖν φύσις τό τε ὃν ὅ τε νοῦς.

? Enn. V,1ux, 5: Εἰ οὖν ἐν τῇ θεωρίᾳ ὑπάρχει τὰ τεθεωρημένα, εἰ μὲν τύποι αὐτῶν, οὐκ αὐτὰ ἔχει... Εἰ τοῦτο, δεῖ τὴν θεωρίαν ταὐτὸν εἶναι τῷ θεωρητῷ... καὶ γὰρ εἰ μὴ ταὐτὸν, οὐκ ἀλήθεια ἔσται, τύπον γὰρ ἕξει ὁ ἔχω»

de penser en est une autre; car alors, ainsi qu’Aristote l’avait dit, la puissance formerait son essence, et non l’acte. Ce n'est pas comme un corps brut, comme une pierre dont la pensée serait un accident : c’est la pensée en essence, et dont l’action de penser forme tout l'être. L’intelligible est tout acte; cet acte, c’est la pensée même de l'intelligible; cette pensée est toute l'intelligence, l'intelligence premiere et essentielle. Donc, comme l'avait démontré Aristote, l'intelligible, la pensée et l'intelligence ne font qu’un’. La pensée étant identique à l’intelligible, et celui-ci à l’intelligence, c'est une intelligence qui se pense elle-même et par une pensée qui est encore elle-même ?.

Ainsi l’être et l'intelligence ne font qu’une même chose : cette chose est la pensée; et, selon la formule de la Métaphysique, la pensée est la pensée de la pensée. Tel est le deuxième principe, la deuxième substance ou hypostase que Plotin place

5 : ΠΡ Ἂν x 1 Enn. V,ut, 5: Ἐνέργεια γάρ τις τὸ νοητὸν" οὐ γὰρ δὴ δύναμις, οὐδέ Η ι "πὸ 3 9 \ «τῶν τ κα - ἡ " ve νοητὸν, οὐδὲ ζωῆς χωρὶς, οὐδ᾽ αὖ ἐπαχτὸν τὸ ζῆν, οὐδὲ τὸ νοεῖν ἄλλῳ ὄντι, T ΄ ΓΝ ΚΠ \ \ s ἢ € , \ AS ser προς ΟΝ ε οἷον λίθῳ ἢ ἀφύχω τινὶ, καὶ οὐσία ἡ πρώτη τὸ νοητόν" εἰ οὖν ἐνέργειαι, καὶ ἡ ͵ va = i s » \ [2 ’ A] A πρώτη ÉVÉDYELX , καὶ καλλίστη δὴ νόησις ἂν εἴη, καὶ οὐσιώδης νόησις" χαὶ γὰρ , = \ , , > A 2 - nl ae 1e ἀληθεστάτη. Νόησις δὲ τοιαύτη χαὶ πρώτη οὖσα χαὶ πρώτως, νοῦς ἂν εἴη ὁ - x - τῷ 5 ΝΝ δ \ 4 ΄ πρῶτος" οὐδὲ γὰρ ὃ γοῦς οὗτος δυνάμει, οὐδ ἕτερος μὲν αὐτὸς, ἡ δὲ νόησις Ὶ CEE 7 ΄ 5 na | 59.27 € \ 45. Ὁ -» ΄ ἄλλο. Εἰ οὖν ἐνέργεια, καὶ ἡ οὐσία αὐτοῦ ἐνέργεια,, ἕν χαὶ ταὐτὸν τῇ ἐνεργείᾳ -. τ πο κ ς ARE ΠΣ RE nue à ἂν εἴη, ἕν δὲ τὴ ἐνεργείᾳ τὸ ὃν καὶ τὸ νοητόν" ἕν ἅμα πάντα ἔσται, νοῦς, VONGLS , τὸ νοητόν.

- x ” x , 1 = , 7 - ges 2 Jbid.: Αὐτὸς ἄρα ἑαυτὸν νοήσει" νοήσει γὰρ τῇ νοήσει ὅπερ ἣν ATOE,

LOL VONGE, τὸ νοητὸν ὅπερ Ἣν αὖτος, elC.

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