LIVRE I, CHAPITRE III. μι
qui les voient un doux trouble, une agitation mélée de plaisir, du désir et de l'amour; non pas de même en tous, mais davantage dans certaines âmes, celles qui sont naturellement plus aimantes', Or ce n'est plus la beauté qui possède par elle-même ce pouvoir. Par-delà la forme de ce qui est beau, quelque chose se laisse entrevoir qui est plus beau que la beauté, qui en est comme la fleur, et à quoi la beauté elle-même doit d'être belle. Ce n'est plus une forme : partout où l’àäme voit encore une forme, elle sent qu’il y a quelque chose au-delà à désirer, d'où la forme même tire son origine ; quelque chose qui est par soi-même sans forme et sans bornes, et qui engendre un amour sans bornes et sans mesure?. C'est le principe et le terme de la forme et de la beauté : c’est le bien. Faire naître l’amour est le propre du bien; c’est le bien dont le désir trouble l'âme, c’est au bien qu’elle aspire à s'unir. L'objet
1 Ibid. 4: Ταῦτα γὰρ δεῖ τὰ πάθη γενέσθαι περὶ τὸ ὅ τι ἂν ἦ καλὸν, θάμθος, καὶ ἔχπληξιν ἡδεῖαν, καὶ πόθον, χαὶ ἔρωτα, καὶ πτόησιν μεθ’ ἡδονῆς" ἔστι δὲ ταῦτα παθεῖν, χαὶ πάσχουσιν αἱ ψυχαὶ χαὶ περὶ τὰ μὴ ὁρώμενα, πᾶσαι μὲν, ὡς εἰπεῖν, μᾶλλον μέντοι αἱ τούτων ἐρωτιχώτεραι,
2 Enn. V1, vu, 32 : ἀρχὴ δὲ τὸ ἀνείδεον. -- Καὶ μὴν ὅτου ἂν ποθεινοῦ ὄντος LATE σχῆμα LATE μιορφὴν ἔχοις λαθεῖν, ποθεινότατον καὶ ἐρασμιώτατον ἂν εἴη, καὶ ὁ ἔρως ἂν ἄμετρος εἴη" οὐ γὰρ ὥρισται ἐνταῦθα ὁ ἔρως, ὅτι μηδὲ τὸ ἐρώμιενον, ἀλλ᾽ ἄπειρος ἂν εἴη ὁ τούτου ἔρως, ὥστε χαὶ τὸ κάλλος αὐτοῦ ἄλλον τρόπον, καὶ κάλλος ὑπὲρ κάλλος" οὐδὲν γὰρ ὃν τί κάλλος-; ἐράσμιον δὲ ὃν τὸ γεννῶν ἂν εἴη τὸ κάλλος. Δύναμις οὖν παντὸς κοϊλοῦ ἄνθος ἐστὶ κάλλους καλλοποιόν" καὶ γὰρ γεννᾷ αὐτὸ καὶ κάλλιον ποιεῖ τῇ παρ᾽ αὐτοῦ περιουσίᾳ τοῦ κάλλους, ὥστε ἀρχὴ χάλλους καὶ πέρας κάλλους. 33 : Διὸ ὅ τι ἂν εἰς εἶδος ἀνάγων τῇ ψυχῇ δεικνύῃς, ἐπὶ τούτῳ ἄλλο τὸ μορφῶσαν ζητεῖς
n'est en lui-même que ce qu’il est; il devient désirable quand le bien l’illumine et le colore, pour ainsi dire, donnant aux choses les grâces , et à ce qui les désire les amours. L’àme en reçoit un rayon; elle s'émeut alors, elle se trouble, elle se sent atteinte d’un aiguillon caché, elle entre dans le transport et le délire, et l'amour naît en elle". La beauté de l'intelligible n'est pas capable à elle seule de l’'émouvoir; c’est une beauté morte tant qu’elle n’a pas recu la lumière du bien, et l’âme reste en sa présence insensible et engourdie. Maïs une chaleur secrète en émane-t-elle pour s’insinuer dans l’âme, c'est alors que celle-ci s’éveille et qu’elle ouvre ses ailes. Tel visage est d’une irréprochable beauté, qui pourtant n'attire point, parce qu’à la beauté ne s'y ajoute pas le charme de la grace. C’est que la vraie beauté est plutôt ce quelque chose qui resplendit dans la proportion que la proportion même, et que c’est là proprement ce qui se fait aimer ?. Pourquoi voit-on plutôt sur la face d’un vivant l'éclat de la beauté, et n’en voit-on après la mort que le ves-
1 1014. 22 : Ἐφετὸν δὲ Poe ἐπιχρώσαντος αὐτὸ τοῦ ἀγαθοῦ, ὥσπερ χαριτὰς δόντος αὐτοῖς καὶ εἰς τὰ ἐφιέμενα ἔρωτας" καὶ τοίνυν ψυχὴ λαδοῦσα εἰς αὑτὴν ἐκεῖθεν ἀποῤῥοὴν χινεῖται, καὶ ἀναδαχχεύεται, καὶ οἴστρων πίμπλαται, καὶ ἔρως γίγνεται.
3 Ibid. : Οἷον γὰρ He πελάζει, καλῷ μὲν, οὔπω δὲ ὄψιν χινεῖν δυγαμένῳ, © μὴ ἐμπρέπει χά ἐν ἐπιθέουσα τῷ χάλλει. Διὸ χαὶ ἐνταῦθα qu μᾶλλον τὸ κάλλος τὸ ἐπὶ τῇ συμμετρία MAS TCUEYOY ἢ τὴν συμμετρίαν εἶναι, αἱ τοῦτο εἶναι τὸ ἐράσμλον. Ὰ