‹ Essai sur la Métaphysique d'AristoteChapitre 158 sur 228 · LIVRE I, CHAPITRE III. h · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE III. h

que pour se réunir, et elle est encore une; c'est une multitude qui est unité, c’est un mouvement qui est repos. 1

Cependant si, en se pensant elle-même , l’intelligence se voit une, d'un autre côté, dans sa multiplicité, issue de la puissance infinie de l'Un, elle voit tous les êtres !. Elle voit que par sa puissance elle est tout. À son tour elle déborde, elle se déploie dans une multiplicité nouvelle; elle procède et s’écoule en un nouveau principe, plus éloigné encore de l'Unité. C'est l'Ame, qui développe en une multitude de puissances distinctes toutes les formes que l'Intelligence enveloppait ?.

Pour séparer ainsi, pour disperser ce que l’Intelligence tenait uni , il faut à l'Ame une étendue où elle se développe. Où procéderait-elle s'il n’y avait aucun lieu pour la recevoir? — Mais ce n’est pas à dire que la quantité, l'étendue, que l'espace et le temps préexistent à la procession de l'Ame. C'est avec cette procession même qu'ils commencent d’être; c’est l’Ame qui se crée elle-même son lieu ὁ, Toutes ces choses que l'Intelligence enfermait concentrées en son identité, toutes ensemble et toutes à la fois, dans un présent éternel et une

HE LA - Ξ δ, ln CE, ἱ 1 Enn. NI, τχ, 5 : Καὶ χρὴ τὸν νοῦν... νοεῖν ἑαυτὸν ὄντα τὰ πάντα.

Page 1