‹ Essai sur la Métaphysique d'AristoteChapitre 172 sur 228 · LIVRE I, CHAPITRE III. k · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE III. k

il est, il est tout entier, un et identique. Qu’on ne se le représente donc pas comme grand : on ne pourrait concevoir comment il peut se trouver tout entier dans le plus petit espace; qu’on ne se le représente pas comme pelit : on ne comprendrait plus comment il peut être présent dans toute l’étendue d’un grand corps. Il est à la fois au-dessus du grand et du petit; et c’est pour cela même qu'il est tout entier en chaque partie d’une étendue, quelle qu'elle soit, et pourtant en aucune ï.

Aussi, pour exprimer le caractère propre de l'incorporel, autant que cela se peut faire par le discours, les anciens ne se contentaient pas de dire : il est un. Ils ajoutaient aussitôt : et il est tout. Et de plus, pour empêcher qu’on ne s’imaginät par là un tout de collection, tel qu'est un corps, tandis que l’incorporel n'est un tout qu'en vertu de son unité indivisible, ils ajoutaient aussi : et il est tout en tant qu’un. Après avoir dit qu'il est partout, ils ajoutaient : et nulle part. Enfin, après avoir dit qu’il est en tout ce qui ἃ la disposition nécessaire pour le recevoir, ils ajoutaient encore : il est tout entier en tout?. Ils le représentaient ainsi à la fois sous les attributs les plus contraires, afin d’en écarter toutes

1 Ibid. 35 : Οὔτε ἄρα μέρος μέντοι ἔσται αὐτοῦ τῇδε, μέρος δὲ τῇδε"

᾿ " ᾿ 4 » ’ C4 , LENS τ \ οὐχέτι γὰρ ἐχτὸς ἔσται τόπου, οὔτε ἀδιάστατον" ἀλλ᾽ ὅλον ἐστὶν, mou χαὶ ἔστιν.

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