‹ Essai sur la Métaphysique d'AristoteChapitre 173 sur 228 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

les fausses imaginations, empruntées de la nature des corps, et qui ne peuvent qu’obscurcir la véritable idée de l’étret.

Ainsi l’incorporel est à la fois un et multiple; un en lui-même, multiple par son rapport avec le corps. De même Île corps est à la fois multitude et unité; mais c’est par lui-nième qu'il est multitude, c'est par l'incorporel auquel il participe qu'il est unité. L'incorporel, dans son commerce avec le corps, est une unité multipliée; le corps est une multitude unifiée 3,

Maintenant donc, comment l'incorporel, sans cesser d’être un, devient-il multitude? Par la pro- Cession.

Ainsi l’incorporel procède sans sortir de sa propre assiette, et tout en demeurant ferme et inébranlable dans sa nature; il donne de son être à ce qui est au-dessous de lui sans rien perdre, et sans changer en rien.

Mais comment se peut-il qu'une mème chose, en restant où elle était, descende pourtant ailleurs? C'est que l’incorporel ne devient pas présent au corps en essence et en substance : car il ne se mêle

1 Ibid. 35 : Μᾶλλον δὲ τὰ πρόσοντα τοῖς σώμασιν à (leg. ἢ) τοιαῦρα un

Ὶ Π - Ὁ : Are 5 à A > NS ; « ἵνα τὰς ἀναπλαστιχὰς ἀπὸ COUÉTOY ἐξορίσωμιεν ἀπ᾽ αὐτοῦ ἐπινοίας, a παρα-

EN LA χα: ΟὝΧΩ TOTAL.

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