‹ Essai sur la Métaphysique d'AristoteChapitre 182 sur 228 · LIVRE I, CHAPITRE IIL · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE IIL

même de Dieu, et capable, par conséquent, de lui servir de réceptacle et d’organe :, les symboles et les pratiques matériels de la théurgie ne sont pas seulement justifiés d'avance ; ils deviennent les moyens les plus efficaces de communication avec Dieu.

Chacun aime ce qu’il ἃ produit : les Dieux se plaisent donc dans leurs créatures. Or, tout vient d'eux, à l'exception du mal. On peut donc faire avec la matière des simulacres qui les représentent, qui leur plaisent, et auxquels ils attachent des vertus surnaturelles. Mais ce n’est là, pour l’auteur du livre des Mystères, que la moindre partie de la théurgie, et les idoles, tant vantées par Porphyre et Jamblique, n’ont à ses yeux presque aucune valeur. Ce sont des œuvres de l’homme, vaines images qui n'ont qu'un semblant de vie, et qui ne valent pas la moindre des créatures de Dieu ?. Il n’est rien de plus absurde que: de les honorer comme des divinités et les démons eux-mêmes ne sauraient consentir à habiter des corps bruts et inanimés,

1 De Myst, V, 23 : Μὴ δή τις θαυμάζετω ἐὰν χαὶ ὕλην τινὰ καθαρὰν [γ. ᾽ 3 ἴ

τῶν θεῶν, τὴν δὲ οἰκείαν πρὸς αὐτοὺς ἐχλέγεσθαι, ὡς συμφωνεῖν duvauévny , " - , \ ’ , = , \ \ \ , \ εἴς τε θεῶν οἰκοδομήσεις χαὶ χαθιδρύσεις ἀγαλμάτων, καὶ δὴ καὶ εἰς τὰς τῶν θυσιῶν ἱερουργίας.

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