LIVRE I, CHAPITRE IIT
que les Dieux seuls connaissent. Ce n’est donc pas par la pensée que nous en avons, que nous accomplissons ces actes : car alors ce seraient des actes intellectuels, et qui proviendraient de nous; et c’est ce qui n’est pas vrai : même sans que nous y pensions, les symboles operent d'eux-mêmes ce qu'ils doivent opérer, et la puissance ineffable des Dieux, à laquelle ils s'adressent, reconnaît d'elle-même les images dans lesquelles elle est fidèlement représentée ‘. Les principes divins ne sont donc pas déterminés à agir par nos pensées; ces pensées, les meilleures dispositions de l'âme, la pureté intérieure ne sont que des causes concomitantes , et ce qui éveille proprement la volonté divine ce sont les symboles divins ?.
L'empereur Julien, platonicien zélé et admirateur de Jamblique 5, disait semblablement : la nature ineffable des caractères sacrés a son effet, même sans
. ες ε - » - er \ - 1 Ibid, : ἀλλ᾽ ἡ τῶν ἔργων τῶν ἀῤῥήτων καὶ ὑπὲρ πᾶσαν νόησιν θεοπρεπῶς ἐνεργουμένων τελεσιουργία ἥ τε τῶν νοουμένων τοῖς θεοῖς μόνοις συμιθόλων Ε ΄ δύ " ‘A. x Ξ ss " , " \ "+ ἀφθέγκτων δύναμις ἐντίθησι τὴν θεουργικὴν ἕνωσιν. Διόπερ οὔτε τὸ (leg. τῷ) ner ᾿ Σ tee A Ée Er ἘΣ νοεῖν αὐτὰ ἐνεργοῦμιεν" ἔσται γὰρ οὕτω νοερὰ ἡ αὐτῶν ἐνέργεια, καὶ ἀφ᾽ ἡμῶν MY) 0 “δ᾽ ὐδ᾽ ἕ fes Er \ À A , ἘΠ κε > \ ἐνδιδομιένη" τόδ᾽ οὐδ᾽ ἕτερόν ἐστιν ἀληθές" χαὶ γὰρ μιὴ νοούντων ἡμῶν, αὐτὰ τὰ συνθήματα, ἀφ᾽ ἑαυτῶν δοᾷ τὸ οἰκεῖον ἔργον, καὶ ἡ τῶν θεῶν, πρὸς οὗς ἀνήκει Tata, ἄῤῥητος δύναμις αὐτὴ ἀφ᾽ ἑαυτῆς ἐπιγινώσχει τὰς οἰκείοις εἰκόνας. \ ν "» « cmd LA = \ Al VII, 4 : Καὶ δὴ κἂν ἄγνωστος ἡμῖν ὑπάρχῃ (sc. ὁ συμθολιχὸς χαρακτὴρ), αὐτὸ τοῦτό ἐστιν αὐτοῦ τὸ σεμνότατον.
ς τῶν : : ΣΕ ; : Ἐς 2 Ibid, : Τὰ δ᾽ ὡς χυρίως ἐγείροντα τὴν θεῖαν θέλησιν αὐτὰ τὰ θεῖά ἐστι συνθήματα.
5 Julian. Orat., IV, p. 156. Il le trouvait plus ἐποπτιχὸς que Porphyre; voy. Th, Gale, ad libr. de Myst., p. 213.
qu'on la connaisse, et fait par elle-même que les dieux nous deviennent présents.
Quels sont donc ces symboles doués d’une vertu supérieure à celle de la plus haute contemplation ? Suivant l’auteur du livre des Mystères, ce sont principalement les caractères ? et les noms des choses sacrées, tels qu'ilsse trouvent chez ces peuples qu’on appelle barbares, et qui ont été les premiers à honorer les dieux, chez les Assyriens et les Égyptiens. — Non seulement ce n’est pas à la philosophie qu'il appartient de nous unir à Dieu; mais les mystères de la religion grecque n’y suffisent point. L'esprit léger des Grecs, amant de la nouveauté, ἃ tout changé et tout corrompu. Les Barbares, plus graves, plus stables dans leurs mœurs, ont su mieux conserver le dépôt de la science sacrée; ils ont gardé plus fidèlement les mots et les symboles qui avaient servi des le principe à désigner les choses sacrées, et qui sont le plus agréables aux Dieux 4. De là la vertu de ces signes barbares qui sont pour nous inexplicables et dépourvus de sens. — Encore chez
1 Julian, ap. Th. Gale, loc. cit.: H τῶν χαραχτήρων ἄῤῥητος φύσις ὠφελεῖ καὶ ἀγνοουμιένη, καὶ ποιεῖ θεῶν παρουσίας.
2. Cf. Porphyr. ap. Euseb. Præp. ev., V, 9; Mich. Psell, Comm. in Greg. Naz. orat. XLII. Th. Gale ad libr. de Myst., p. 231.
5 De Myst., VIL, 1, 4.
4 Ibid. 5: Φύσει γὰρ ἕλληνές εἰσι νεωτεροποιοὶ, mai ἅπτοντες φέρονται πανταχῇ ..... Βάρθαροι δὲ μόνιμοι τοῖς ἤθεσιν ὄντες, καὶ τοῖς λόγοις βεδαίως τοῖς αὐτοῖς ἐμιμιένουσι. διόπερ αὐτοί τε εἰσὶ προσφιλεῖς τοῖς θεδῖς, καὶ τοὺς λό- JUS αὐτοῖς προσφέρουσι χεχαιρισμιένους.