‹ Essai sur la Métaphysique d'AristoteChapitre 193 sur 228 · LIVRE I, CHAPITRE TITI · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE TITI

maintenir Dieu pur de tout commerce avec la matière; dans la pensée que les choses sensibles ne pourraient être connues que par les sens, il l’a borné à l'intelligence de lui-même. Le second n’a rien voulu exclure de la Providence, et il l’a fait descendre et circuler dans les choses sensibles, tout pénétrer par une présence locale, tout mouvoir par une véritable impulsion ". — Selon la doctrine de Syrianus et de Proclus , toute chose, étant produite par l'être même de son principe, lui est à la fois semblable et inférieure; et par conséquent elle existe en son principe d’une manière plus relevée qu’elle n'existe en elle-même; et comme elle y existe, ainsi elle y est connue. Tel nous voyons uni dans la semence ce qui.est divisé dans son produit ?. Donc, ce qui est divisé et multiple existe et est entendu en son principe d’une façon indivisible et simple; ce qui est indéterminé et incertain, d’une maniere certaine et déterminée 5. C'est de la sorte que l’'Ame

naturam ab entibus exciderunt, ali autem ad evidentiam subsistentiæ contingentis nullatenus contradicere habentes, providentiam usque ad hæc pertingere abnegarunt.

1 In Parm., V, 222 : Καὶ διὰ ταῦτα οἱ μὲν ἀφήρουν, ὡς ἔφην, αὐτοῦ (se. τοῦ θεοῦ ) τὴν γνῶσιν τῶν αἰσθητῶν καὶ τὴν πρόνοιαν, οὐ δι᾽ ἀσθένειαν, ἀλλὰ δι᾿ ὑπερόολὴν γνωστικῆς ἐνεργείας" ..... οἱ δὲ διδόντες καὶ ἐχείνῳ τὴν τῶν αἰσθητῶν γνῶσιν ἵνα χαὶ προνοεῖν αὐτὸν φῶσιν, ἔτρεψαν αὐτοῦ τὴν ἀντίληψιν εἰς τὸ ἐχτὸς, χαὶ ἐποίησαν διὰ τῶν αἰσθητῶν διήκειν καὶ ἅπτεσθαι τῶν διοιχουμιένων,, καὶ ὠθεῖν ἕκαστα, χαὶ παρεῖναι πᾷσι τοπικῶς.

Page 1