LIVRE I, CHAPITRE III
Maintenant les idées forment-elles l'être des choses comme les lettres forment celui des syllabes qu’elles composent, ou comme les prémisses forment la conclusion? Ce ne seraient alors que les raisons séminales des Stoiciens. Mais les raisons séminales, qui se meuvent et se transforment dans la nature, présupposent des types éternels et invariables, d’après lesquels elles se reproduisent perpétuellement semblables *. Ce n’est donc pas assez de reconnaitre, outre les individus, leurs ressemblances, qui n’en different que par l’abstraction. En outre, il faut des types d'ou les ressemblances proviennent. Ces types sont les idées ?.
Aristote disait : les idées étant des genres, les êtres qu'on veut en faire résulter ne devraient être encore que des genres. Car de prémisses générales, il ne résulte aussi qu'une conclusion générale. — Mais les prémisses sont les causes matérielles de la conclusion; elles passent en elle, elles se donnent à elle tout entiéres. Au contraire, si l’idée se communique aux individus, c'est sans sortir d'elle-même ni cesser de subsister à part. Tel est le caractère de toute cause efficiente, de toute cause proprement dite $, Le soleil produit tout à lui seul, et il n’y ἃ
1 Syrian. ἐγ Arist, Metaph., 91-2; Procl. in Parm., t. V, p. 125. 2 Syrian. ἐπ Arist. Metaph., © 55 b.
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5. Τὰ, ibid., [5 93 a : Εἰ γὰρ, φησὶ, καθόλου αἱ ἀρχαὶ, καθόλου καὶ τὰ ἐξ “ “ αὖ À - ᾽ γῇ ἔα δεν x - ᾽ NN ͵΄ nl
rien où passe toute sa puissance ". Ce qu'Aristote avait dit de la cause, Syrianus et Proclus le transportent ainsi à toutes les idees.
L'idée n’est donc point du même ordre, du même genre que les individus, pas plus que la copie n’appartient au même genre que le modèle ?; et le rapport qui existe entre l’idée et les individus n’est pourtant pas non plus purement nominalÿ. L'idée est éminemment ce que les individus sont d'une manière secondaire et inférieure : elle est ce dont ils dépendent, et à quoi ils se réfèrent f. C’est le rapport, moyen entre l'identité de nature et la simple identité de nom, dans lequel Aristote avait reconnu celui qui unit la cause et les effets; et Proclus emprunte pour l’exprimer les formules mêmes et les termes de la Métaphysiqueÿ.
Mais d’abord, tandis que dans 1e système d’Aristote, c'est par l'acte, qui est son essence même,
ὑλικαὶ ἦσαν αἱ προτάσεις ἀρχαὶ, καὶ οὐ μένουσαι ἐφ᾽ ἑαυτῶν ὑφίστησαν τὸ συμ.πέρασμα, ἀλλ᾽ ἑαυτὰς ἐπιδιδοῦσαι πρὸς τὴν τοῦ προδλήματος κατασκευήν" ἐπὶ δὲ τῶν ποιχτικῶν ἀρχῶν οὐκ ἀνάγκη τὰ γεννώμενα, συμποιρεχτείνεσθαι τοῖς αἰτίοις. F° 90 Ὁ: Αἱ μὲν (se. ἀρχαὶ) στοιχειώδεις, ἀχώριστοι, αἱ δὲ χυρίως ἀρχαὶ, χωρισταὶ.
1 Ibid. [9 93 ἃ Αὐτίκα ὁ ἥλιος εἷς ὧν, πάντα δημιουργεῖ τὰ ζῶα, καὶ οὐδὲν αὐτοῦ τὴν πᾶσαν δύναμιν παταδέχεται,
2 Jbid. 10 55": Οὔτε γὰρ συνώνυμα τὰ τῇδε τῇ ἰδέᾳ" πότε γὰρ αἱ εἰκόνες συνώνυμιοι τῷ σφετέρῳ γένοιτ᾽ ἂν παραδείγματι;
5 Ibid. ; Procl. ὙΠ Parm.,t. V,p. 125.
4 ἀφ᾽ ἑνὸς mai πρὸς ἕν. Procl. ir Parm., t. V, p. 125; cf. Damasc., de Princip. (ed. Jos. Kopp, Francof. ad Mœn., 1826, in-8°), p. 5.
ὅ Voy. plus haut, re volume, P. ΠΙ,}. ur, 6.