‹ Essai sur la Métaphysique d'AristoteChapitre 204 sur 228 · LIVRE 1, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE 1, CHAPITRE III

n’en saurait avoir la moindre idée ni le moindre soupçon !. On ne peut l'honorer que par un silence absolu ?. C’est un néant, un vide dans lequel il faut se perdre; c'est la Nuit ou le Chaos des premiers théologiens grecs 3, l'Obscurité inconnaissable des Égyptiens, ou l’Abime des Chaldéens et des Gnostiques 5,

Aussi, tandis que Proclus avait cru retrouver daus la philosophie de Platon les mystères de la plus profonde sagesse, Damascius, comme Jamblique, celui de ses prédécesseurs qu’il vénere le plus, n'hésite pas à placer plus haut encore une fois la théologie des poëmes orphiques, celle des livres d’Hermès et de ses modernes interprètes 6, surtout celle des Chaldéens, qu'il croit une révélation des dieux mêmes7. C’est là seulement, selon lui, que Je premier principe est représenté comme il doit l'être, exempt de tout mouvement, de toute pluralité, de toute différence, de toute délimitation et

1 Jbid. p. 9 : Τὸ δὲ σεμνότατον ἄληπτον εἶναι δεῖ πάσαις ἐννοίαις τε καὶ ὑπονοίαις.

53. Ibid. -p. 23: Καὶ τί πέρας ἔσται τοῦ λόγου, πλὴν σιγῆς ἀμηχάνου χαὶ ὁμολογίας τοῦ pui ἐν γινώσχειν;

5 Ibid, p. 383.

4 Ibid. pp. 122, 138, 383, 385,

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