L. V, init. ; et passim
? Voy. Gassendi, de Vit. et mor. Epic. 11, 5. ὅ Ibid. 4.
4 Ibid. IV, 1-6.
Maintenant, l’homme délivré par la physique de l’appréhension d’un monde surnaturel , assuré qu’au-delà de la nature il n’a rien à craindre non plus qu’à espérer, quel est, dans la nature, le but, le bien suprême qu'il doit se proposer? Épicure répond avec Aristippe : c'est le plaisir; et il en donne les mêmes preuves. D'abord : nous ne jugeons du bien et du mal, de ce qui est à désirer ou à craindre, à poursuivre ou à éviter, que par les impressions du plaisir et de la douleur, en sorte que le plaisir et la douleur sont pour nous la seule règle du bien et du mal. Quel autre critérium aurait pu trouver place dans un système où l’on ne reconnait rien au-delà des sens? En second lieu , tous les animaux , des leur naissance, cherchent le plaisir et fuient la peine’. Pour Épicure comme pour Aristippe, toute la morale consiste donc dans la théorie du plaisir et des moyens de se l’assurer. Mais si la doctrine cyrénaïque renaît dans l'Épicurisme, ce n'est, encore une fois, que modifiée, transformée par l'influence de la philosophie d’Aristote.
Suivant Aristippe, et probablement suivant toute l’école de Socrate, en y comprenant Platon?, tout plaisir était un mouvement. Aristippe définissait la peine un mouvement rude, le plaisir un mouve-
1 Diog. Laert. 129, 137. Cic. de Fin. I, 9; Il, 10, — Pour Aristippe, voy. Diog. Laert. II, 88.
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