‹ Essai sur la Métaphysique d'AristoteChapitre 62 sur 228 · Le soleil, suivant Cléanthe, Plutareh. adv. Sroic · texte numérisé non relu

Le soleil, suivant Cléanthe, Plutareh. adv. Sroic

5. ἐχπύρωσις. Diog. Laert. VIE, 13; Cic. de Nat. Deor. Il, 46; Aristocl, ap. Euseb. Præp. ἐν. XV, 11, 16. Vay. Lips. Physiol. stoic. 11, 29, 23, et 1. Thomas. de Exust. mund. stoic. Diss. II, p. 160 sqq.

4 Senec. Quest, nat. III, 13 : Ila ignis exilus muni est, humor primordium.

5 Plutarch. de Stoïc. rep. 39 ; adv. Stoic. 13, 36; Cleanth. ap. Stob. Eclti 75.575.

5 Voy. parmi les dissertations de J. Thomasius sur la physique stoicienne , celle qui est intitulée Phænix, et qui est pleine de savantes et curieuses recherches.

7 ἀποκατάστασις. Nemes. de Nat. hom. 38; Numen. ap. Euseb. Præp. ἐν. XV, 16. Voy. Burnet, Tell. theor, sacr. IV, 5.

5 Παλιγγενεσία, ἀναγέννησις. Voy. Gatak. ad M. Antonin. XI, τ.

ΤΥ ,CHAPETRRE. TE 169 de la même manière, à des intervalles égaux.

Mêmes événements, si peu importants qu'ils puissent être, dans des temps et des circonstances exactement semblables: mêmes événements, y compris les pensées et volontés des hommes. Et les mêmes périodes vont se répétant ainsi à l'infini dans toute l'éternité". C’est la théorie de la grande année, déjà professée par Platon, par Héraclite, par les Égyptiens, par les Chaldéens?, par presque toute l'antiquité 3, et que porte au dernier degré de rigueur le fatalisme stoicien.

L'Aristotélisme établisssait, au-dessous d’un Dieu immuable, un monde d’une durée éternelle et ininterrompue , toujours le même dans ses formes générales , avec des variations qu'y introduisent et la rencontre fortuite des mouvements et la liberté humaine. A la place de ce dogme, le Stoïcisme rétablit celui d'une éternelle intermittencef de périodes éternellement semblables, invariables dans toutes leurs parties, soumises à une loi inflexible, qui est Dieu même. C’est Dieu qui tour à tour prend un

corps ou redevient tout âme et tout esprit 5,

Ἢ Cic. de Nat. Deor, I1; Nemes. de Mat. hom. 38; 510}. Ecl. t.1, p. 263 ; Numen. ap. Euseb. Præp, ἐν. 1. XV, p. 820. Voy. Lips. Physiol. stoic. II, 22.

2 Senec. Quæst. nat. IT, 29.

5 Voy. Jac. Thomas, de Exust, mundi stoica, Diss, 5, 11.

λ΄ Senec. Epist. 36 : Μογβ.... intermillit vitam, non eripit.

# Plutarch. de Stoic. rep. 39, 41:

Maintenant, le monde n’est pas composé de quatre régions d'éléments contigus mais séparés. Non-seulement tous les éléments se convertissent les uns dans les autres, mais en chacun d’eux il subsiste encore une certaine quantité des trois autres : il ya de tout dans tout’; surtout le plus subtil, le plus actif des éléments pénètre à travers les éléments inférieurs et s’y méle, en sorte qu'il n’y ἃ point d’eau et de terre tout à fait dépourvues d’air et de feu. De ce mélange naissent tous les êtres particuliers, d'autant plus parfaits que le principe éthéré, se dégageant de la matière grossière , y est plus libre et plus maître. De là une série ascendante d'espèces qui commence aux êtres inanimés, et qui finit à l'homme. C'est l'échelle qu’Aristote avait si savamment construite. Seulement le rôle qu’il a attribué à l’acte, auquel tend et se termine le mouvement, c'est ici la tension qui le remplit; la tension, ou l’éther, l'air ardent qui en est le sujet. Selon les Stoiciens, la terre et l’eau sont sans force et sans forme par elles-mêmes. Les deux éléments actifs, l'air et le feu, par leur tension naturelle, se donnent d’abord à eux-mêmes des étendues déterminées, et, mélés aux deux autres éléments, ils leur communiquent, avec la tension, la stabilité et l'unité 3.

1 Senec. Quæst, nat. III, τὸ : Omnia in omnibus sunt ; non tantum aer in ignem transit , sed nunquam sine igne est. Lucret. 1. I, v. 782, sqq. ? Plutarch. adv, Stoic. 49 : Τὴν uèv γὰρ ἴσασι καὶ ὕδωρ οὔτε αὑτὰ auv-

LIVRE I, CHAPITRE IT. » MA Ainsi naissent les corps naturels, ceux qui, à la différence des agrégats formés par lart ou le hasard , sont naturellement et essentiellement uns !. Comme l'acte dans l’Aristotélisme, de même dans le Stoïcisme la tension de l’éther se manifeste icibas sous trois formes principales : la première dans les êtres non organisés, Ja seconde dans les plantes, la troisième dans les animaux. Comme, suivant Aristote, il fallait dans la pierre même, pour en retenir ensemble les parties, quelque chose d’analogue à une âme?, ainsi, suivant les Stoiciens, il y a dans la pierre, dans l'être inorganique en général, une qualité, une force qui en fait adhérer ensemble tous les éléments, qui les contient, et qui en est ainsi Ja constante habitude (ἕξις ); une force, une qualité, c’est-à-dire un esprit igné, tendu dans toute la masse, qui la pénètre et l’embrasse à la fois, et par là y établit et y maintient l'unité 5.

ἐχειν οὔτε ἕτερα, πνευματικῆς δὲ μετοχῇ καὶ πυρώδους δυνάμεως τὴν ἑνότητα διαφυλάττειν" ἀέρα δὲ καὶ πῦρ αὑτῶν τ᾽ εἶναι du? εὐτονίαν ἐχτατικὰ, καὶ rois δυσὶν ἐκείνοις ἐγκεχραμιένα, τόνον παρέχειν καὶ τὸ μόνιμον καὶ οὐσιῶδες. Senec. Quest. na!. II, 8.

1 Hvouéve. Sext. Empir. adv. Math. NII, 103; IX, 81. Simplic, ἐν Categ. x f. 7 Ὁ.

? Aristot, Metaphys. XIII, p. 262, 1. 9, Br.

3 Plutarch, de Stoic, rep. 43 : Ουδὲν ἄλλο τὰς ἕξεις πλὴν ἀέρας εἶναί pot (se. ὁ Χρύσιππος ).— τὰς δὲ ποιότητας πνεύματα, οὗσας χαὶ τόνους ἀερώδεις. Sext. Empir. αὐ. Math, 1X, 81 : Τῶν ἡνωμένων σωμάτων τὰ μὲν ὑπὸ ψιλῆς ἕξεως συνέχεται, ... ὡς λίθοι καὶ ξύλα. CF. VII, r03. M. Antonin. VI,

Dans le végétal , la tension est devenue un mouvement spontané par lequel il se nourrit, s’accroit et se propage. C'est toujours, comme dans la pierre, la tension d’un esprit, une tension plus énergique et plus puissante encore; de là la force avec laquelle un brin d'herbe perce le rocher le plus dur’. La tension est ce qui lie et retient ensemble les parties hétérogènes dont le vivant est composé; et c'en est le relâchement qui, les laissant retourner aux éléments d’où elles proviennent, fait succéder la mort à la vie. Mais de plus c’est dans le végétal que se révele pour la premiere fois, par cette force tendue à travers la matiere, la raison séminale, semence et raison en même temps, d’où naissent avec ordre les éléments divers et successifs de la vie. C’est pourquoi, tandis qu’Aristote avait compris sous le nom de nature le principe d'unité des êtres inorganiques avec celui des plantes, les Stoiciens nomment seulement le premier habitude, ἕξις, ce qui possede et contient (terme aussi emprunté, d’ailleurs, à la philosophie péripatéticienne), et c’est à Ja force qui anime les plantes qu’ils réservent pro-

14; νου. Gatak. ad h. 1. Achill. Tat. Zsag. in Arat. 14 : Écrt δὲ ἕξις πνεῦυα x δ ; σώμιατος συνεχτιχόν. Aristote avait dit (de An. I, 3) : Δοχεῖ... ἡ Ψυχὴ ἱ ; χ

Senec. Quest. rat. 11, 6 : Hoc quid est alud quam intensio spiritus , se qua nil validum et contra quam nil validius est,

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