‹ Essai sur la Métaphysique d'AristoteChapitre 87 sur 228 · LIVRE I, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE II

un et simple, qui ne s’abaisse aux choses ni par luimême ni par aucune partie ou émanation de luimême, cause premiere et universelle à la fois, présente à tout sans se partager et sans descendre, parce qu'elle est partout la forme immatérielle, l'acte simple, dont chaque chose recoit selon sa capacité le mouvement, la vie et l'être. L'auteur du livre du Monde distingue entre l’être ou l’essence de Dieu et sa puissance !; et ce que les Stoiïciens en général affirmaient de Dieu sans distinction, il le nie, avec Aristote, de Dieu considéré en son essence, il l’affirme de la puissance divine. Par son essence Dieu demeure au ciel; par sa puissance il est partout, il pénètre, parcourt et en même temps enveloppe et contient toute chose? : formule empruntée peut-être à la théologie de l'école juive d'Alexandrie, où se développait alors le dogme d’un médiateur divin 5 par lequel Dieu se communiquait

1 G. 6, p. 397, col. 2, L 19 : Τῇ μὲν θείᾳ δυνάμει... οὐ μὴν τῇ Ye οὐσία.

5 GC. 5, p. 396, col. 2, 1. 28 : Τὸν ὅλον οὐρανὸν διεκόσμιησε (6. x init. : διαχκόσμιησις) pia ἡ διὰ πάντων διήκουσα, δύναμις. C. 6, p. 398, col. 2, L 9: Τὴν δὲ δύναμιν διὰ τοῦ σύμιπαντος κόσμου διήκουσαν. Voy. plus haut, Ρ-. 152, π, 2. Outre dirxety , remarquer dans les passages suivants συνέχειν et ses dérivés, locution également particulière aux Stoiciens. C. 6, p. 397, col. 2, 1. 9: Τῆς τῶν ὅλων συνεχτικῆς αἰτίας. P. 399, col. 2, 1. 1x7: Πᾶς γὰρ ὁ τοῦ βίου διάκοσμος ὑπὸ ταύτης (se. τῆς ψυχῆς) εὕρηται καὶ διατέταχται χαὶ συνέχεται. De même diéxoomos , διακόσμιησις, ubi supr. et ©. 2, init,

Page 1