Eth. Nie, VII, XIV. 8 : X, vm, 7 et
zhai pdvaç zot.i)rxq T.oxv.xiy.y.^ tà^ twv àT.o[6ccvjô-jX(i)V '/^à^AV yi-fjojj.zvy.:: i/. xo'j -Kcty.rxtiv. Mais les pensées pratiques, ce sont bien plutôt ces contemplations et ces pensées qui sont à elles-mêmes leur fin et qui ne sont qu'en vue d'elles-mêmes, aù.à. r.o/.ii u.yjlov rd; aiirorû.ziç /.xi rà; a-JTMy evs/ a Oîooia^y.aidtocvo-n^zi:. » EtAristOte explique que ceux-là surtout agissent à proprement parler qui sont par leur pensée les inspirateurs et les directeurs des actions extérieures. Le vrai auteur, en toute chose, c'est l'esprit avec sa puissance architectonique. Aussi ne faudrait-il pas déclarer inactive une cité qui demeurerait dans un paisible repos, assise pour ainsi dire en soi : n'aurait-elle pas une action intérieure vraiment féconde et belle ? Et la beauté n'appartient-elle point à Dieu et à ce grand univers, encore qu'à leur action intime ne se joigne aucune activité extérieure ' ?
Ce texte est tout à fait digne d'être médité. L'activité pratique par excellence^ c'est ici la contemplation.
La pensée a tantôt pour objet ce qui n'est pas elle, et tantôt elle n'a en vue qu'elle-même ; tantôt elle s'applique à ce qui résulte de l'action cju'elle inspire et dirige, tantôt elle n'a aucun but étranger. C'est toujours au fond la même pensée, et toujours elle est action. Ici Aristote, traitant de la politique, se plaît à nommer rrpczav cette
i. Polit, loc. cit. 'H-'àp :'JTç,a;:a tsÀo;, wjtj /al -^A'il; ~'.;- ;j.â/.'.r:a oè ■/a: T.pi.'z-zzv^ Aîyo;j.;v x'jplw; y.al-rwv £c(i)T£p;y.wv ToâHcwvTO'JîTaT; Oiotvoîai; àp/i-ri/TOva;. 'AA/.à a>,v oioè à-pay.Tîïv àva-'y.aTov fi; xa6' au-ri; tzô- A£ '.; '.op'j;xs'vaî xal llf,"/ o'Jtoj Tpor,pT|;j.£va; ...'O;j.oiw; 5c toûto Czip/si y.aî y.aO' £vô; ôto-jo'jv t<ôv àvOpoJziiiv c/oAr, -'àp iv ô 63Ô; è'/oi y.aXôJ; v.y.l izi; ô y.ÔTao; o'; ojv. îîs'lv à ;(.)■:£ p'.y.al Tcâ;;'.; — scpà Ta; o'.x£(ï; Ta; aÛTÛiv.
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action, transcendante pourtant. Nous pourrions, à notre tour, nommer Oioyolx-j, ractiou ou praticjue ordinaire alors qu'elle est désintéressée. Celui qui agit pour le beau, pour le beau moral, n"a en vue que cela. Ce ne sont pas les résultats de l'action qu'il regarde : Faction, parce qu'elle est belle, lui est une fin suffisante. Ce désintéressement pratique est analogue au désintéressement spéculatif; et la satisfaction intime, qu'on trouve sans la chercher, naît, dans l'un et l'autre cas, de l'action même prise pour fin, -b r,ov,)ç ivtoytvj... i'J C7cv rj-J ré/.j-j; v^y.r.- Tîrat'. La pensée, dans l'un et dans l'autre cas, indifférente atout ce qui est extérieur, ne voit ici que le beau, là que le vrai, c'est-à-dire en un sens elle-même et le bien; dans l'un et dans l'autre cas, elle touche la fin, et la conscience de cette action simple, désintéressée, qui est fin en soi, procure une profonde et très douce joie. Ainsi la contemplation font à l'heure était chose pratique ; la pratique ici est contemplation. C'est qu'en effet, dans les profondeurs de la doctrine d'Aristote, ces termes d'abord opposés, se concilient, s'unissent, et presque se confondent. A vrai dire, ils dianeurent distincts, mais ils se pénètrent iimtuellement. Ç.'tèiiencovectiXeimmanence du divin et en même temps cette traïucpiidanco dont nous parlions plus haut.
L'individu et l'Ktat pourront donc avoir le même but final. Lindividu ne trouvera que dans l'État son juste et complet développement : les choses sont ainsi faites.