‹ Essai sur la morale d'AristoteChapitre 102 sur 128 · Nie, 1, VIII · texte numérisé non relu

Nie, 1, VIII

i. Eth. Nie, I. X, i-2 et 13.

SOLUTION De (JUELOUCS DIFFICULTÉS. \^'.î

assiette qui dépend des dispositions intérieures , non des circonstances ; mieux encore la contemplation nous élève au-dessus des événements toujours changeants et nous rend indépendants du sort. Mais les misères extrêmes dans une extrême vertu ne renverseraient-elles pas le bonheur ? Des infortunes comme celles de Priani permettraient-elles d'appeler encore heureux l'homme, si vertueux qu'il fût, qui les subirait? Quand elles ne lui arriveraient qu'après une longue suite de prospérités, en brisant comme par un coup de foudre son bonheur passé, ne feraient-elles pas de lui un type achevé du malheur? Ce n'est donc pas assez de l'énergique déploiement de l'activité intime de la vie propre, personnelle, épanouie selon la raison, selon la vertu, et selon la vertu la plus parfaite, selon l'intelligence pure, (^orh y.y.zà àpsT/iv, Èvspyîta: --nç '-hv/j..; v.y.zy. vkj àr^l'VJ -£/£«:ràr/;v'. Il faut que ce complet et parfait développement se produise dans une carrière qui elle-même soit complète et parfaite, i-j fiio) -ù.t'm. Une hirondelle ne fait pas le printemps, un jour ne fait pas l'année \ Aux choses humaines il faut une certaine durée. La vertu a besoin de temps pour s'établir, car elle a besoin de l'exercice et de l'accoutumance. Le bonheur requiert un certain temps, car il ne consiste pas en un plaisir isolé. Si l'acte qui le constitue est parfait d'une per-

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