‹ Essai sur la morale d'AristoteChapitre 103 sur 128 · Elh. Nie, I, vu, i;i, l · texte numérisé non relu

Elh. Nie, I, vu, i;i, l

3. Eth. ISic, I, vil, IG. M'a -'ip /cA^oùv è'ap où -o::' oùik [v.t. i,iiéor. Voir aussi 1, l.\, 10. Ast -/.al àosT-r,; -zzlzi-xc, v.xl '^Jssj Skv.'yj. El .\, xii, 7 : f, TîXîîx c'j5a'.;j:ov:2... AXÔO'JTa ;rr;/.o: [i(oj tîAîi'oj.

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fectiuii intrinsèque, il demande encore une autre perfection, extrinsèque celle-là, une certaine consistance et persistance, un espace de temps tel qu'on puisse parler de stabilité. Parfois, un seul moment résume en soi une immense félicité. La mort pour l'amour du beau est si belle qu'on est heureux de mourir ainsi. La contemplation, si rapide qu'on la suppose, a un prix incomparable. Ce seul instant de vertu accomplie ou de pure pensée vaut mieux que de longues années ternes, mornes, insignifiantes'. C'est la qualité qui importe, non le nombre. Et pourtant une juste longueur de vie est nécessaire, et, dans le cours de la vie, il faut une somme prépondérante de biens : la santé, des richesses, une famille, des amis. Le bien-arjir est ce qui fait le bonheur, le bicn-agir qw la contemplation, mais il faut être suffisamment pourvu des biens extérieurs-. Toutes c«s assertions semblent se démentir. Pour entrer dans la pensée d'Aristote, rappelons-nous les conceptions générales qui dominent sa doctrine. Le bonheur qu'il cherche, c'est un bonheur idéal, ne l'oubUons pas, et un bonheur idéal qu'il s'agit de trouver dans les limites de la vie présente. 11 consiste dans la plus haute perfection possible de l'être humain. Mais

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