‹ Essai sur la morale d'AristoteChapitre 111 sur 128 · Eih. Eud., VII, X · texte numérisé non relu

Eih. Eud., VII, X

3. Eth.Nic, VIII. XII, 5. "EsTi 5' t, |jlèv rpô; yovîï; 'z.ùJ.x Ti/vot;, v.t. àvOptjjzo'.î T:pô; Ôso'j;, ôj; Tpô; àyaôôv xal ÙTzspéyo'j • s'j yàp TrîroiT/.a^i Ta jXîY'.sxa- TCiO yàp elva: xat Tpa'jfiVx; aÎTioi; xai y£votJ.ivot(; toû rai- 6e'j6f,va'..

déclaré qu'une trop grande distance venant d'une vertu supérieure, r^/ù (Jiâor/îaaàper/jç, empêche l'amitié, et il avait ajouté : Cela se voit avec une parfaite clarté quand il s'agit des dieux , car ce sont eux surtout qui ont, en toutes choses, en toutes sortes de bien, une manifeste et écrasante supériorité*. Et ce n'était pas seulement l'amitié proprement dite qu'il excluait ; il jugeait impossible, ou à peu près, que les hommes aimassen^ la divinité -, et il n'admettait point que la divinité pût aimer les hommes. Eudème dit que Dieu est content si on lui offre des sacrifices proportionnés aux moyens dont on dispose ^ Nous avons vu aussi que, pour ce disciple d'Aristote , la plus haute perfection morale consiste à servir Dieu\ Mais ni la Morale à Nicomaque^ ni les autres écrits d'Aristote ne nous font envisager sous cet aspect les rapports de l'homme et de la divinité. Nous pouvons dire que le Dieu d'Aristote n'est ni l'auteur ni le maître de l'homme, en ce sens qui rend possibles les sentiments .affectueux. Ce Dieu n'est pas non plus législateur, ni juge, ni rémunérateur, ni vengeur. L'homme qui le considère, le voit au-dessus de tout dans une haute et sereine région, comme la fin qui attire tout, comme le modèle de la vie parfaite et de la suprême félicité. Puis il le voit présent

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