Eth. End., VII, xv, lin
partout, en la manière que nous avons expliquée ; Faction et le rayonnement de l'intelligence suprême lui apparaît comme le principe de tout ; sa propre intelligence est à ses yeux chose divine, très divine, et c'est alors en lui-même, et comme en son propre fond et en sa propre essence, qu'il trouve Dieu. Mais, ni dans l'un ni dans l'autre de ces deux cas, l'homme ne se rattache à Dieu par un lien proprement religieux. Il ne trouve pas en Dieu la loi de la vie ; il n'a point déjuge, si ce n'est sa propre raison^ et sa fin semble être lui-même, quoique en un sens elle soit au-dessus de lui.
Ajoutons que c'est dans les limites de la vie présente que tout est renfermé pour l'homme. Cette intelligence qui est en lui est immortelle, sans doute, si on la considère dans la pureté de son essence, et comme le principe vivifiant de la pensée, vo-jç roiyîTtx.j;'. Mais le souvenir périt avec la vie présente-, l'entendement que l'intelligence supérieure forme en quelque sorte et fait entrer en acte, le voî/ç zaBrixc/J:; disparaît, et avec lui tout ce qui dans l'homme est humain. Qu'est cette intelligence qu'Aristote déclare immortelle et éternelle ^ ? Celle-là seule est séparahle, mais si tout caractère personnel s'évanouit par la mort , cette survivance du principe pensant a-t-elle quelque intérêt moral ? D'ailleurs, dans V Ethique , Aristote ne songe pas une seule fois à tourner l'espérance de l'homme vers une