CHAPITRE PREMIER
ESQUISSE DE L HOMME VERTUEUX ET SAGE d'après ARISTOTE.
Vous êtes tout pénétré de la doctrine d'Aristote et vous réglez votre conduite d'après ses principes. Que serez-vous?
Votre vie sera belle, moralement belle, ou du moins votre ambition sera de communiquer à toutes vos actions cette beauté qui les rend dignes de louange. Vous savez que si le tempérament peut contribuer à la vertu, elle n'est pourtant pas un pur don de la nature, et que, si les circonstances peuvent lui venir en aide, elle n'est pas le résultat d'une bonne fortune : elle est le fruit de l'exercice, de l'habitude, et comme .d'un travail entrepris et poursuivi avec réflexion et liberté*. Il y a des actions dont vous êtes le maître,
1. £//(. iV7r'., III, V, 17. EJ-j'jia.— I, ix, 1-4. "II y.aTâ T'.va O^rav ;io"p2v, Y, y.al O'.à TJ/T,v... oi' ip:Tr,v -/.al T'.va aâOf,7'.v r, à'3/.T,7:v... o.i tivo;
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VOUS les reconnaissez comme vôtres depuis le commencement jusqu'à la fin', parce que vous les voyez naître d'un dessein formé par vous et s'accomplir suivant ce dessein, malgré les influences contraires et les obstacles. Yous vous appliquerez donc, avec une énergie persévérante - . à agir d\me manière droite. Ayant en vue un noble but, vous y marcherez d'un pas ferme '. Yous serez courageux et tempérant, libéral et magnanime, vous pratiquerez la justice, vous observerez l'équité, vous serez un parfait ami. Tout cela est beau. L'honnêteté morale consiste en cela. Avec ces vertus morales, on est un honnête homme, un homme comme il faut, un homme de bien, xa/iç y.y.yx^ôi, <7-:-j'jxiz;, £-££tx/,r, àyy/j::, OU est de ceux qui font bien en ce monde leur métier d'homme, ri àvOco}-
•i20Y,7:oj; v.ï: i-i[Lz/.îioi:... — II. i. 2-8. Sur riiabitiide, J'Oo;. — 111. Il, 9. "Oau; vàp l'or/.sv r^ Tïpoaipesi; ~sçA -zz s-i' 'r.txïv slvai. — III, ii, 17. 'H yào —poiaipcs;; ;j:cTà /.ôvou xal ô-.avoîa;. — VIH, xiii, II. Msipto ô' loixsv T, Toij ôpisavTO; t, Tooaîoîsiç- rr^^ apsTf,; yàp xal "ïoC t,9o'j; iv T/, — poaLpÉSc'. TÔ •/.•Jp;ov. — II, V, 4. Al ôâ îpsTatl TrpoaipÉsc'.î Tivà; ■?, où.-/. x'/vj TrpoaipsïEO);. — Voir sur la Tpoaîpss-.ç, préféience et détermination r<illécliie et libre, les tliap. m, iv et v du livre III. Voir aussi II, iv, 3, où les trois conditions de l'action vertueuse sont très nettement marquées : TTpwTov ;i£v, Èàv c-.otô;* sTTïi'î' sàv rpoa'.poû;jLcVo;, xal T:p(ia'.po'j;xîvo; oi' a-j-râ" TÔ oà toîtov, vcai iiv IJsêaio); xal àaîTax'.vïjTw; JV.''^v "pâTTT,.
1. £//(. Nie, m, V, a. Twv ;aâv yào — piHcwv à-r' àp"/;f,; î-^^/p- "'>'^ -iîiO'Jî xyp'.oi iïiiîv. — III, m, 15. "Eoiv-S ot,, y.aOâ— £p îToTiTa:, av6pti)-o; ip/f, TÔJV Tpâ;£wv • f, o£ jîovAr, -£pl TÛV a-JTÛ) ToaxTwv. — III, Y, 9. Toû -'ip £-iac)>r,6r,va; y.jp'.o'.. — III, v, 5. "AvOpoj-ov àpyr,v xal Y£vvr,Tr,v -wv
T:pâç£tOV OJÏTTîp 7.31 Tî'y.V(.)V.