‹ Essai sur la morale d'AristoteChapitre 13 sur 128 · yic, III, V, 11. AiaTîAoCs: --àp £v£pvoûv · texte numérisé non relu

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zs-Jî<j9xi\ 011 vit crime manière noble, belle, excellente, iv y.xl /.x'/.ô);. Mais vous ne devez pas vous en tenir là. Si la vertu pratique est d'un très grand prix, il y a pourtant une chose plus éminente encore : c'est la sagesse. Cherchez dans la contemplation des objets éternels la perfection la plus haute et la félicité la plus grande qui se puisse concevoir, et ne désespérez pas d'atteindre en quelque sorte la vie divine elleméme en pensant le divin.

La vertu morale et la vie pratique, la sagesse et la vie contemplative, ces mots résument tout. Soyez bien un homme et devenez presque un dieu.

Mais entrons dans le détail.

Ce n'est point pour languir dans l'oisiveté ou pour ne vous occuper qu'à des bagatelles que vous êtes né ^. Comme la nature n'est point inactive et ne fait rien en vain, vous aussi vous ne devez point demeurer lâchement endormi ou ne vous agiter que pour de futiles objets. La vie est chose sérieuse, et nul ne sera bon, s'il n'est sérieux.

Actif et sérieusement occupé, vous serez, dans l'occasion, fort, intrépide, vaillant'. Vous n'ignorerez pas le péril, vous ne le chercherez pas inutilement : vous saurez l'affronter, le braver; vous garderez entre la crainte et la témérité un juste milieu, et ainsi vos

1. Etli. Sic, X, viu, •'). Montaigne dit : « Faire bien l'iioninie. » Essaie,

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