‹ Essai sur la morale d'AristoteChapitre 17 sur 128 · Elh. .\/c-., V. 1. 12: 11. S · texte numérisé non relu

Elh. .\/c-., V. 1. 12: 11. S

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si elle lia pas été préparée avec assez de soin et si elle improvise, pour ainsi dire, ses décisions (ô ùr.iGyyjLv-yu-iy:; viy.szy. Tonte loi n'est donc pas toujours ce qu'elle pourrait et devrait être; mais l'essence de la loi, la raison, le principe, la fin de la loi, c'est d'assurer le complet et parfait développement de la cité, de l'Ktat, c'est la forme la plus convenable que puisse recevoir la nature humaine, c'est la plus appropriée à l'homme, la seule où l'homme soit tout ù fait lui-même-. La loi, dans son essence, est donc bonne, et c'est pour le bien qu'elle est, pour le bien de tous et pour le bien de chacun. Qu'elle puisse çà et là s'écarter du but, le manquer, c'est chose qui ne doit pas étonner'. La nature, qui ne vise qu'au Ijien, ue se trompe-t-elle pas quelquefois, et ces fâcheux accidents empèchent-ils de dire qu'elle va au bien? On ne nie point ses manquements, mais ils ne font pas méconnaître sa direction générale et son caractère essentiel'*. Ainsi des loisî II y a des lois mauvaises; il y en a qui vont contre le but; il y en a qui ne l'atteignent pas. 11 faut constater ces erreurs et maintenir que la loi, généralement parlant, a en vue le bien'. Vous donc qui voulez

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