‹ Essai sur la morale d'AristoteChapitre 20 sur 128 · Eth. Nie, V, ix · texte numérisé non relu

Eth. Nie, V, ix

3. Eth. .Y/c, V, I et m, et en général tout le livre. — Polit., III, les trois [iremiei'S chapitres sur le citvijen.

4. Eth. Nie, VIII, I, 3. "ft; oÎ-aîTov ôiT.x; àvOpw-o; àvOot,j-w v.xl aiAov. f.a théorie de l'amitié est aux livres VIII et IX de la Morale à Nifomufiuc.

va pas sans vertu. Vous pratiquerez donc les devoirs de l'amitié, et vous tâcherez d'en réaliser en vous le tj-pe parfait'.

On aime ce qui est bon, ce qui est agréable, ce qui est utile-. L'utile, n'étant que ce qui procure le bien ou l'agréable, il n'y a de désirable en soi et pour soi que l'agréable ou le bien ; ce sont des fins, tandis que l'utile n'est que moyen". La vraie amitié n'est point celle dont l'intérrt est le principe : car l'ami n'est point aimé alors pour lui-même, il est aimé pour les avantages qu'il procure. De même, si le plaisir est ce qui fait aimer, on aime dans son ami autre chose que lui-même. Sans doute, ce qui est bon en soi et absolument est bon pour nous, et, le connaissant, nous ne pouvons pas ne pas le goûter, ne pas nous y plaire. Le bien en soi devient notre bien. Comment le connaître sans le trouver bon et sans en jouir? L'ami jouira donc de son ami, et l'amour ne va pas sans le plaisir d'aimer'. Mais aimez-vous à cause de ce plaisir, ouïe plaisir est-il une sorte de surcroît? La question est là. Si vous aimez pour jouir, ce n'est point la pure amitié. Aimez à aimer et à être aimé et jouissez de cela : voilà

1. Eth.yic, VIII, I. Comparer Po/(7., I, i, n. v; III, v, 14.

2. Etii. yic, VIII, II. C'est la distinction indiquée ici entre le bien piis absolument, -rà i-/.tÔî xYaôôv, et le bien en tant qu'il parait tel à cbacun, Tû 9a'.vô;xcvov, qui donne lien, dans la Grande Morale, à la distinction entre TÔ cp'.AT.TÔv et TÔ 'f.AT,Tiov, signalée dans notre Introduction, p. 16.

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