‹ Essai sur la morale d'AristoteChapitre 29 sur 128 · Mfln^'h., I ^\), II, et IV (r), II · texte numérisé non relu

Mfln^'h., I ^\), II, et IV (r), II

Dieu est sans cesse, vous le pou\ez être quelquefois'. En Dieu, la contemplation continue ; en vous, des éclairs. Dans ces moments bienheureux, vous avez en vous comme en raccourci réternité-. Mortel par nature, vous vous immortalisez. Homme, vous participez à la vie divine. N'écoutez pas ceux qui vous conseillent de ne pas porter si haut votre ambition. Ils vous disent, qu'étant homme, vous devez vous contenter de pensées humaines, et que mortel, il faut vous borner aux choses mortelles. Répondez-leur que c'est précisément le propre caractère de l'homme de n'êtr,e tout à fait soi qu'en s'élevant au-dessus de soi./\^ous savez bien que cette vie contemplative ou vie selon l'intelligence, i v.y.rà. zcv yov'j (^ic:, est plus qu'humaine : mais vous savez aussi que l'homme est fait pour elle,^ Ce qu'il y a de meilleur dans l'homme, ce qu'il y a de principal, ce qui domine le reste, n'est-ce donc pas ce qui appartient le plus à rhomme?;/l'out être n'est-il point caractérisé par ce qu'il a de meilleur, cela étant aussi ce qui constitue son essence ? Or, ce qu'il y a de meilleur dans l'homme, c"est l'intelligence : peu

1. Voir Mduph., XU (A), vi et vu; Elh. .Vf'., X, vu; l)e aniiiia, I, m, 15, il; II, m, 7; III, iv-vi; x, 7-8.

2. Eth. Nie, YIl, XIV, 8. 'O Ôcô; âzi uîav -/.al à-Af,v /ac'Oî'. f.oovr.v. — X, IV, 9. nivTa fàp Ti àvOpwT c:a dtSuvaTôï cuvî^îjî ÉVEpysTv où yîvsTat ouv O'jS' TjOOvt,. — X, VII, 2. KoaTÎTTT, t; 720 a-j-rr, ètïIv t, èwépysia, (toû voO) • ET', oè G'uvE/sirri'rr, • OîwoîTv -zz ••ùp ô'jv2;j.îOa rjvsywî |AâWkOV •r, rpâ-r—iv ôtioûv. — Metaph., XII (A), vu, 4 et C, 1072 B IC-IS et 28-30. A'.av(jY"r, o£ ÈTT'-v, o'ix te Tj àpîsTT,, ;jL'.xpôv ypô^/ov Tifxïv outoj yàp àsl ev-eIvÔ E3TIV • T,aTv [XÈv vip àSûvaTOV... <I>x;jlcv Se tov 6cÔv Eivat ÇcJov àîo'.ov, âptsTov ij-TE ^ojr, y.al aîùv svvEyr,; y.al aîo'.o; •j~ipyz: tÛ) Qew* toOto -'io ô Oeô:.

ESQUISSE DE l'HOMME VERTUEUX ET SAGE. 51

de chose, selon les sens, car elle ne tient point de place : mais combien grande par la dignité, par la puissance, par l'excellence! Ei yàp /.où ~ô) oy/.o) [j.i-/.ocv £7Tt, èwy.iJ.11 y.xi zi[J.ic~-nzL zclù ^.dllcj ù-.ept/ji r.dv.ov. C'est elle qui est ce que l'homme a de plus intime, c'est elle qui lui appartient le plus en propre, ct/.eîsv, et cette chose divine est aussi la plus humaine. Ne craignez donc pas, en vous adonnant à la contemplation, de prendre une vie qui ne serait plus celle de l'homme, et de devenir comme un autre être, "kzor.ov d>v ybciz àv, ei [j:h riv aJTîJ |3i;v cztpotr;, àlly. rtv;; aù.oj. Yous allez au-dessus de la nature, non contre la nature, non contre l'essence constitutive de l'homme. Loin de là, vous êtes plus que jamais et mieux que jamais homme, ci-sp [j.xJ.i7zy. zovro âvQrMr.:;^. Ainsi la sagesse, achevant en vous l'œuvre de la vertu morale et sociale, assure, dans la délicieuse paix d'une action incomparable, votre perfection et votre félicité'.

1. Elh. Me, X, vu. 8 et 9. — Voir aussi IX, viii, G. Kal -^tAaoTo; ô'r, |xâ)i'.ffTa 6 TOÛTO (tù vc'jpiwTaTOv) àya— ôJv, xal to'Jtw /ap;î^ô;j..-vo;' y.al £-'vcoaT'r,î Sr, xal àxpaTï,î /.iyîTa;, T(ï> xpaxstv lôv voûv r, ;xt,, w; toutou ÉxiffTOU ÔVTO?... "Otl [xâv oCiv toûO' ËxasTo; est; [li'kic'zx, où-/. àST,Xov, xal OT'. ô s-'.eixï,î jxâXisTa to'jto àya-â. Andi'oniciis de Rhodes, dans sa l'araplira^e, expliiiue bien ce passage, sauf à la fin : "AvQpw-ô; ityz: [laA'.STa TÔ x'jpLWTaTOv tôjv Èv tôj àvGpoj— (1)... ToO [jièv voû 7.paT0'JVT0î aÙTÔ; Ti; Âî'ySTa'. xpaTETv twv oâ ■TraOôJv xpaToûvTwv, oix aÙTÔ; xpaTîTv, àXAà ij.â)>Aov xpaTEicrOai • o9ïv -javîpôv oti aÙTÔ; t'.ç èizl txâ)>'.5Ta r/.asTo; to aÛTo-j o'.avoT.Tixôv. Ici le commentateur s'égare : Aristote a donné TeV/pa- Tï,? comme un exemple, mais ce n'est pas de la oiavota, c'est du voû; qu'il s'agit.

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