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3. Metaph., XIII (M), m, 1078» 3G. — Coiiiparer ?oUt., VII, iv, 5-G... Tô ■'c xaVjv sv TÙâfiz: xal ;jL£-'iQîi siwOî yjvsffôai* ôio y.zl tôa'.;, r,; [xz-:ù [jLivîOo'Jî ô À£/Osl; &po; ù~ipyz:, Ta'jTT,v slvai •/.aA),Î7rr,v àvay/.aïov. 'Aaa' è'ïTi t: xal -oÎ.e's'. iiî-'iOciy; ai-rcov, oJïrïo -/.al tûiv àÀAwv 7:xvto)v...
'M) CllAl'ITRI' II.
nouic, qu'on agisse et qu'on ait conscience qu'on agit, c'est ce qu'implique ce terme remarquable dont il fait un usage si fréquent et si original, vAoyzt.y., l'acte opposé à la virtualité : la Heur et le fruit, productions dernières de cette puissance que renfermait le germe; le reg-ard, la \ision, au lieu de la simple faculté de voir : l'état de veille succédant au sommeil ; toujours l'action réelle, vive, consciente, mais non une aelion quelconque : entre les modes différents de l'activité humaine il y a subordination, hiérarchie : c'est de la vie la plus haute, la meilleure, qu'il veut qu'on vive, vApytix /.pazi'jrn, 'C,'j)ii v.py.x'KJzr, ; il faut développer en soi l'être et les puissances de l'être, en observant une règle, un ordre : que chaque chose soit à sa place, en son rang, et qu'au sommet soit la plus excellente, à laquelle se rapporte tout le reste. Yoilà bien les éléments du beau. La vertu met dans l'âme et dans la conduite l'ordre, l'harmonie, la mesure ; elle coordonne les diverses parties de notre être ; elle définit et détermine le rôle de chacune, elle ne laisse rien dans le vague et l'indécision, rien dans le sommeil, dans le rêve, dans un abandon nonchalant; elle veut que tout soit net, -ylu, tj-jy.u.-.zpix, ri 6)rji7u.vjo'j, et cette vie bien réglée a tout à la fois la force et la mesure, l'ampleur et la proportion, c'est quelque chose de grand et quelque chose d'ordonné, u.iyiO:; /.-A rxii:. C'est rintelligence qui, donnant à la matière une forme, fait ces œuvres de l'art que nous nommons belles. C'est l'intelligence qui, introduisant dans les sentiments et les actions de l'homme l'ordre dont elle porte en
c41e-même le principe, et donnant ainsi à la vie humaine nue forme, produit cette chose merveilleusement belle, un homme vertueux, v.yj.:;, y.xyy.06:. Non, ni l'étoile du matin ni l'étoile du soir ne sont admirables comme la justice, comme la vertu, dO' ïGio;, cùî)' l^-zoo^ c-ûzo) Q7.-jtj.oc(7zc;\ et une belle vie a tant de prix que plutôt que de ne point vivre d'une manière belle, fiiôi^xt x.a//;)ç-, il faut mourir, mourir pour le beau, xa/:-j hv/.x, et envisager sans effroi cette mort qui est belle, dvo^jîisg 0 rspi zbv y.xlbv Oxvxzo'j à^cv:;^.
Mais c'est dans la vie sociale qu'éclate la beauté morale. Aussi r^"^///^?/*^ d'Aristote nous offre-t-elle le spectacle de l'artiste, si je puis ainsi parler, et du citoyen se mêlant sans cesse, et comme se soutenant l'un l'autre. La conception aristotélicienne de la vertu a im caractère qu'on pourrait nommer esthétique; elle a aussi un caractère éminemment social. L'inteUigence dont le rôle est de régler, d'ordonner, de gouverner, l'ait plus et mieux dans la cité que dans l'individu ; sa puissance organisatrice s'y montre mieux, et son œuvre est plus relevée, plus importante, plus belle '\ D'ailleurs, les prescriptions de la raison ne reçoivent que dans la cité une valeur vraiment impérative'' \ jusque-là, ses décisions ressemblaient à celles d'im homme de goût qui prononce sur les mérites ou les défauts d'une œuvre