Eth. Nie, III. VI, 5 et
'i. Elli. Nie, I, II, 8. ... ;j-c^ov, Tî/.î'.ÔTîoov. xâA/.'.ov, 9î'.otïc.ov. 5. Eth. Nie, X, IX, 11-li.
o8 CIIAPITRI:; II.
d'art ; ici seulement il y a commandement au sens propre du mot. La loi civile ])ien faite, vju;; ôpSôyç x.eiy.îvc;*, est d'accord avec la droite raison, ô ôoSb; Icyc;', en est la parfaite expression, donne force obligatoire à. ses conceptions idéales. Puis l'action belle se reconnaît à un signe saillant : elle est louable '. Mais où la louange est-elle possible, sinon dans la société? Donner pour indice de la vertu le droit à la louange, c'est marcjuer fortement le caractère social de la vertu. Sans doute ce qui est louable peut bien n'être pas loué, et n'en est pas moins digne d'être loué : la vertu ne dépend donc pas du témoignage extérieur qui lui rend hommage. 11 suffit que l'hommage lui soit dû. Mais constater que cet hommage lui est dû, par un terme cpii devient presque synonyme de la vertu même et du beau, mettre très souvent ensemble ces mots ir.xrjizôv et y.xAcv, les employer indifféremment l'un pour l'autre, et faire sans cesse de cette qualité d'être louable, le propre caractère, la marcpie distinctive de l'action morale, c'est assurément considérer avec une complaisance singulière la vertu dans la société. L'artiste, l'homme épris du beau, ot/c/.îcXs;, nomme la moralité beauté^ le citoyen nomme la règle morale loi, et l'action