Rcmaïquer ce mot ■x'j-ziy/.z:!.. Eth. Nie, X, vu
2, Eth. Nic.,\, V!i, 8; vni, 11.
eo ciiAi'iTKt; 11.
reprendre, mais se recueillir et se contempler; déployer, par exemple, dans Tadministration de la cité, l'activité la plus ardente, et cependant ne faire que passer dans les fonctions publicjues, et s'assurer des loisirs, oii l'iniluence demeure, non l'application constante à des devoirs précis, non le labeur ; faire œuvre de soldat et savoir souffrir et mourir pour la patrie, mais ne point faire métier de la vie militaire ; quoi qu'on fasse enfin, n'être point tellement attaché à son ouvrage qu'à un certain moment on ne se dégage et ne se retrouve maître de soi : n'est-ce point là un des plus remarquables caractères du Grec, et surtout du Grec d'Athènes? Les g'ens les plus occupés ont du temps pour parler, pour écouter, et, s'ils ont quelque force d'esprit, pour penser'. Et c'est encore une sorte d'activité. On se détend, on ôte de l'action l'effort ; au discours succède la causerie, et l'on parle ou l'on pense eomme en se jouani, mais on ne rêve pas. Nous aimons la sagesse, dit Périclès dans Thucydide, nous l'aimons sans mollesse, zù.37oz:-jy.vj i-jiv ux'/.y.y.ix;- . Il y a ce qu'Aristote appelle cr/o'/.n, oiy.'^',rfK-\ non l'indolence ou la langueur, mais l'allégement après la tâche remplie, le plaisir de s'appar-
1. Aiistote dit liii-inèine que la race grecque est à la fois ardente à l'action et puissante par la pensée, xal vàp è'v6u;i.ov vcal 5'.avûT,Tixôv sï-ci. l'olW., VII, VI. I.