Thucydide. Il, xli
3. Polit., VII, XIII, 1(5-20. nÔAsaov ;i.èv sIoïiVT.î yi^'-'^, as/ù/.iav ôi GyfjKÎ,-,':i o" ava-'/.aTa v.xl ■/y'tpvy.x tcÔv v.aAÛv £V£y.£v... — VII, vill, 2. Iv. yào c/oA?,; 7.al -yj\ Tr.v ^'vnzvi t?,; àp£Tï,<; xal irpè; xàç Tp2;s'.; Ta; — OA'.T-.xi;. — \11, xiii, IS. 'Avoptia; xal xapTcOÎa; ôsT iroo; tt,v dta/^OAÎav, ■f'.AOîOiia; Toô; tt,v (ïyoAf,v xai SiaYojv-r;^. — VI !I, ii, 2 et 3. Les arts mécaniques et serviles, J^âva-jT-j: -ri/va-., ôtcnt à l'espril sa liberté et l'iiu-
LA MORALE D'aRISTÛTE KT LE GÉNIE GUEC. Gt
tenir, une action aisée, paisible, sans secousse, sans tension, non sans direction pourtant ni sans objet, ayolrt, une occupation libre, qui récrée, qui amuse, sans être futile, une manière agréable de passer le temps, de le laisser passer, sans en ramasser péniblement les instants fugitifs, oiocyMyn.^ii Aristote a-t-il trouvé le type de ces choses, sinon dans le Grec d'Athènes qui vient sur la place publique demander s'il n'y a point de nouveautés intéressantes, ou qui, mieux avisé, répond aux questions de Socrate, dans la rue, dans Tatelier d'un sculpteur, dans la boutique d'un marchand, jamais pressé, toujours de loisir, s'il le veuf^* Les rapsodes charment TAthénien ; les sages, rapsodes à leur manière, ou plutôt poètes merveilleux, ont des chants qui entraînent les esprits à leur suite, et l'éloquence des philosophes exerce cet empire que Platon nomme si bien une évo-
milient, aa/oAOv Tjy.'j'jz: tt.v ry.i'/ry.x'/ y.al Ta-civr.v ; or la nature ellciiièine n'aspiic pas ?eiilemeiit à un emploi rés^ulier de l'activité, elle clieiclic encore ii se procurer un noble repos, &'. o' i\ ip/f,; è'-raçav èv ■na'.oEÎa
(tT.V ;j.0'J3".y.T,v), 5'.à lô Tf,V '^'jTIV a'JTT,V wT.TcÏV, o~zç TToW.âxiç £rpï,Tai,
;xf, jjLÔvov às/oXcïv (n'avoir pas de loisir, être occupé, avoir à faire, déployer de l'activité) opOw;. ÎA>ii xal s/oAâÇs'.v (avoir du loisir, être dans le rejios) ô'jvaaSa'. -/.xaû;. — VIII, ii, 5 et 6. ... tt,v êv rr, Stayojyr, ff-/o- Af,v... T"r,v iv TTi 5//)Af| i'.x'^'iiy'r^v. — Vlii, vir, 4. ... roô; 6iaY(i)Yr,v, 7:00? avîïiv Te v.zl -pô; rf|V t?,; cjvTovia; àv3t-::»u7;v. — Aristote veut que le conmiandenieiit même n'absorbe pas le citoyen. 'Il accuse Platon de n'avoir pas assez compris, dans sa liqntbliqHi:, cette belle liberté et cette félicité ipii doivent être assurées aux gardiens de l'État, rolit., II, 11, 16. — Comparer, au sujet de ce qu'Aristole nomme x/o)â„ aux textes de la l'oUtlque le passage suivant de la MrUqihysiqne, 1 (A), 11, 982 B 22, et 983 A 11. £/eôov yàp -avTtov 'Jzap/ôvTwv twv îva-'X3c''wv, xai Tpo; pa7TwvT,v (cvmwoditalem vitx) xai 5ia-'wY-r,v, t, to;2'jtT| -^pôvr,?;; TipHaTO Ir.TelsOai. ... ao-r, [iovr, iAS'jfJ;pa o'J7a tûiv Ê-:::3TT,aiôv uôv7\ yàp aii-rr, aûxT,; s'vîXîv scti... avx-'- ■/.aiÔTîpai ;j.Èv o'jv —âja: aÙT?,;, à;xï{vwv ô' o'JO£;j.ia.
cation des âmes, une magie, 'i-y/xyoiyix -:; ', Et, au fond de tout cela, qu'y a-t-il? La pensée, qui aime à jouir d'elle-même, qui regarde cette jouissance comme la chose la plus libérale et la plus noble, qui trouve dans cette suffisance, dans cette indépendance, quelque chose de divin?
Aristote nous rend bien tous les traits du génie grec, de l'àme grecque, seulement il les idéalise. La^ensée ne jouit pas encore pleinement d'elle-même guandy dégagée de tous les soins de la vie, elle se plaît aux belles causeries, aux chants harmonieux, aux leçons des philosophes. Elle n'a la pleine indépendance, «ùtâcy.tLx-, elle ne se suffit pleinement à elle-même que si elle contemple elle-même les choses immuables et éternelles, et, prenant pour objet le divin, devient en quelque sorte divine.
Et combien Aristote n'est-il pas, en ceci encore, vraiment Grec ! Quel vif sentiment de la valeur de l'homme chez le Grec antique, et quel besoin de trouver partout, en tout, quelque chose de divin ! Quand la religion sort peu à peu du naturalisme, la beauté humaine éclate, et on l'attribue aux dieux, on la déclare divine : la beauté humaine sous tous les aspects, celle du visage et de la démarche, celle de l'adresse, de l'habileté, celle de l'éloquence ; c'est la jeunesse, c'est l'intelligence, c'est le charme de l'esprit ou l'empire de la