‹ Essai sur la morale d'AristoteChapitre 46 sur 128 · Elh.Nic, ni, II · texte numérisé non relu

Elh.Nic, ni, II

2. Voir dans Platon, Rep., I, 336 D, le mot os'ov semblant signifier ce

Maintenant, ce qu'il faut faire, ce qu'il convient de faire, ce qu'il est beau de faire, c'est ce que la raison prescrit, cûrw ôè zdcrrzi b lôyoi^.SS- raij^, Ja droite raison donne pour ainsi dire la forme à lajie humaine. Agir courageusement, par exemple, c'est agir en vue du beau, pour le beau, ^là -h y.ylôv, c'est agir aussi en mettant aux choses leur vrai prix ou peut-être d'une manière digne de l'homme, ce qui revient au même, xar' àllav^, et cela, c'est agir selon la raison, v.yÀ Mi ccj b /.cy::^. Remarquons ces mots fréquents chez Âristote, ôk àv b lôyc;, w; b /.cycc^ point de verbe exprimé : comme la raison mais que fait-elle, la raison? Là où Aristote nomme ce qu'elle fait, il dit qu'elle définit, cotlTît, qu'elle ordonne, zxzriL. L'action morale est donc celle que demande la raison, &'); b lôyog, et la raison demande qu'on agisse de cette manière, parce qu'ellr truuve dans cette action les caractères de la beauté humaine, la forme qui convient à l'homme, une détermination de l'activité conforme à la notion, à l'essence de l'homme, enfin un harmonieux arrangement des éléments fournis à la volonté par la nature et les circonstances, c'est-à-dire encore et toujours la

que l'on doit aux autres, mais non en un sens proprement moral, à en juger par le contexte et parce qui est dit pages 331-332. Voir encore un curieux passage du Cratyle^ 418 et suiv. sur les étymologies possibles du mot Séûv. Aristote, Top., II, m, 4, mentionne ce mot parmi les •;:o)v).a/w; A£yô[j.îva, et il indique deux sens : olov z\ t6 ôéov è^tî iô ï'ju-f ipov •?, tô -/.zXôv.

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