‹ Essai sur la morale d'AristoteChapitre 52 sur 128 · Eth. Nie, l\, IV · texte numérisé non relu

Eth. Nie, l\, IV

3. Etk. Nie, X, V, 10. — Voir un passage fort curieux, Elh. Nie, II, vi, 9. El ST| oI ÎYa6ol Tî/vÏTai ~pô? toGto (t6 listov) Iîaétovtî; spyâî^ovrai, t. Sa àpsTTi ~âoT,ç -ziyyrfi àxptêîïTÉ&a xai à;j.s(vo)V sstIv ôJUTTEp y.aî f, tçùs::.

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4. Eth. Nie, IX, ix, 6. Ka6i-cp ô ixo^^ixô; toT; /.aAot; |j.£Ac!7:v 'rfiB-zu:. è-\ oè ToTç ca'jXoi; )%'j-£Tt2'..

nu BEAU ou Dl:; LA RÈGLlî MORALE. 07

£!7Ti'. Un sentiment l'accompagne. On peut mettre son plaisir dans ce qui est mauvais ^ et s'abstenir, par peur de la peine, de ce qui est beau'. Mais dans Thomme bon, le sentiment est d'accord avec la raison : d'une âme bonne, saine, bien réglée, il ne s'élève rien qui ne soit de même sorte ; ou si quelque chose de discordant se produit, la dissonance est péniblement sentie. Le plaisir du sage est le plaisir vrai\ Aussi bien, en celui qui est bon, la partie passionnée de l'âme est elle-même toute pénétrée de raison : de concert avec la raison, elle porte, elle aussi, par ses mouvements non moins droits cjue vifs, vers les choses les meilleures, àodùi yxrj v.y.\ irX xà. ^'ùrAnxy. T.yox/.y.^zl'' .

N'est-ce point la conscience qu'Aristote décrit en tout ceci ? Il semble étonnant qu'il ne l'ait pas nommée, d'autant plus qu'il a fortement marqué le rôle de la volonté dans l'action morale. 11 trouvait dans la langue un mot tout prêt, il n'avait qu'à le prendre. Démosthènes ne parlait-il pas de ce qu'il appelait t3 o-jvst^o,-*'? Ce n'était pas tout à fait la conscience morale, mais d'ut s sens à l'autre la distance était-elle donc si grande? Et qui semblait mieux préparé qu'Aristote à la franchir? Comment ses profondes analyses du volontaire et de l'involontaire, jointes à cette conception si rc-

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