Déir.os'liènes, BeCorona, § MO
marquable de la raison pratique, mesure et juge du bien, ne l'ont-elles pas amené à nommer ce qu'il connaissait et décrivait si admirablement? Dans l'acte moral et dans l'état d'àme qui en est la suite, n'avait-il pas noté la part du sentiment, et sa théorie du plaisir naissant de Faction, du plaisir le plus doux naissant de l'action la plus belle et la plus parfaite, ne le rendait-elle pas très particulièrement apte à faire de la conscience morale une complète étude ? D'où vient que pour trouver le nom de conscience, il faut passer pfu'-dessus Aristote et aller jusqu'aux stoïciens, et encore, selon toute apparence, aux stoïciens d'une époque relativement avancée ? Le mot cr-jyd^r,7ig se trouve dans la traduction de la Bible par les Septante '. Plus tard, les Epîtres des Apôtres en offrent plusieurs exemples -. Parmi les écrivains profanes, Diodore de Sicile et Denys d'Halicarnasse ^ sont les premiers où nous le rencontrions, et, avec eux, nous sommes au temps de César et d'Auguste. Sans doute, si des historiens et des critiques littéraires, comme Diodore et Denys, lui donnent l'acception proprement morale, c'est que les philosophes avaient inauguré et consacré cette acception : elle devait se rencontrer dans les stoïciens de la seconde période du stoïcisme grec, dont il ne nous reste que peu de fragments, et Cicéron