EcdesiaMicA liber, XIII, 30. — Sapient., XVII, JO
S:. Saint Pau), Rom., ii. 15, el xiii, 5; I Cor., viii, 7; II Cor., i, 12; 1 Tim., 1,5; Tit., i, 15. —Saint Pierre, J, m, 21.
15. Diodore de Sicile, Biblioth. Histor., IV, 65. Atà tT|V c'jvEÎor.ffiv toû u'Jso'j; su ;jLav{av Tcotsyrr,. — Denys d'Halicarnasse, De Thucydide Judii:ium, 825, 15. KpiTiTtov oâ TiâvTwv t6 ut,ôèv iy.rj-jzM(; •^zùcz'sboii irrfiè
'JL'.aivC'.V 7T.V aÛTO'J J'JVîÎCT.T'.V.
qui les a tant étudiés et qui en a tant profité, employant souvent le mot latin conscicntia en ce sens, atteste par cela même que le mot grec (7uv£r)/;!7t; devait être devenu commun'. Quoiqu'il en soit, l'apparition en est tardive, et Aristote, qui a si bien fouillé dans la conscience, n'a pas su, pour la dénommer, s'emparer d'un nom désignant déjà une chose voisine et analogue. Qu'on y regarde bien, on verra qu'il n'y a là rien qui doive étonner. Ce qu'exprime la c-uvei^/jo-tç, c'est une vue proprement morale de soi-même et de ses act-es, c'est une recherche des motifs d'action et du degré de culpabilité surtout, c'est un compte rendu intérieur rigoureux, sévère, c'est la déposition d'un témoin devant un juge qui instruit un procès et doit prononcer une sentence. Ce que l'on considère en soi, c'est ce qu'on a été eu égard à la loi morale : l'a-t-on observée, on mérite l'approbation du juge intérieur, l'a-t-on enfreinte, on mérite les secrets reproches de ce même juge. Ce n'est pas dans ces dispositions que l'homme se regarde dans Aristote. La droite raison juge, mais c'est à la façon d'un artiste. Elle décide ce qu'il y a à faire pour réaliser l'idéal; et quand l'œuvre est faite, elle prononce sur la valeur de l'œuvre, c'est-à-dire qu'elle décide si l'idéal est réalisé ou non, et jusqu'à quel point. L'idée qu'Aristote se fait de la responsabilité dans le for intérieur, est, peut-on dire, esthétique plutôt que proprement morale.
\. Diogène Laëice, VII, 83, l'attribue aux stoïciens dans le sens psyclic logique.
On s'explique par là comment, dans la langue de ce grand moraliste, si attentif à déterminer dans les actes humains la part et le rôle de la libre volonté (tô xatà TTocsîtGco-tv'), il n'y a pas encore de mot propre pour désigner la /c/w/e ou Xtpéclté. Platon semblait bien avoir donné au mot àu.âp~r,u.x une signification morale", sans écarter néanmoins l'idée originale de méprise, de méconnaissance, d'erreur, puisque aussi bien dans les théories platoniciennes l'erreur et la faute se confondent. Aristote emploie ce même mot en des sens différents, et, dans chaque passage, c'est le contexte seul qui peut fixer l'acception précise. 11 s'en sert quelque part pour qualifier des actes odieux que le terme d'injustice ne suffirait pas à flétrira Ailleurs, et c'est dans son Éthique, il nomme dij.ôiprriux ce qui n'est guère qu'un accident malheureux, àzvx'niJ.oi, avec cette différence que l'auteur de l'acte est alors l'homme même, tandis que l'accident proprement dit suppose une cause extérieure ; au reste, rien qui soit prévu ni voulu par l'agent ; ce qu'il fait, il le fait sans intention, et s'il n'y a pas absence complète de connaissance, il n'y a au moins aucune malice '. Aristote n'a-t-il pas de mots pour désigner la faute ? De celui qui fait tort à autrui avec intention (czy.y (5'é/. -pocuoéTto); -h (j'i.y.c-h), il dit qu'il
'1. T{hdor.,\,\\, 1367^21.
2. Platon, Lois, V, 731 et suiv. "Oti xô lîâvTuv â|i.2prf,;j.â-wv aVriov îy.iîTd) ytyvïTaL sy-xs-TOTô o'.à tt,v ssôoox layrciO csiAtav.