Eth. Me, III, V
■/.y.v.iy. ztz : comment traduire sinon en disant comme une faute ^ ? Voilà donc les termes qui désignent la faute morale, y.oy/jr,oix, y.x/.ix, et Aristote les trouve dans la langue commune. Mais pourquoi et en quoi celui qui est déclaré mauvais est-il tel ? C'est que volontairement il se déforme : n'ayant ni le sentiment ni le souci du beau, il offre au regard le spectacle choquant du désordre et de l'impuissance, du laisser-aller sans grâce, de l'anarchie intérieure'. En lui ne se reconnaît plus l'homme Yéritab'e, l'homme tel qu'il doit être. C'est laid, c'est maP. Et lui-même souffre de cette laideur. Mais est-ce là la culpabilité telle que nous l'entendons? Y a-t-il, comme dans le stoïcisme, violation d'une loi? Y a-t-il faute morale en ce sens tout à fait précis où la faute est péché? Ne parlons pas de la conscience chré-
i.Eth. Me, VII, IV, 2.