‹ Essai sur la morale d'AristoteChapitre 60 sur 128 · Platon, T/mre. S'iE · texte numérisé non relu

Platon, T/mre. S'iE

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et ce qu'il considère comme la raison et le principe de tout le reste, et en particulier comme l'origine de toute fixité, de toute règle constante, de tout ordre, ce sont les idées : il ne parle point de lois.

Cette histoire du mot yôy.o; nous ramène à Aristote : elle nous a préparés à bien comprendre les propositions que nous trouvons dans son Ethique, dans sa Politique, dans sa Rhétorique.

La loi est ordre et rangement, rcklii rt^', non un ordre quelconque, mais un ordre conforme à la vérité et à la réalité, partant à la droite raison, zxl<-i èpOri'. Yoilà du premier coup la loi mise d'accord avec la nature, et cela précisément parce que la loi est chose rationnelle : elle est raison, lôycg o)v'\ mais raison qui s'impose, qui a assez de force pour prévaloir. Elle est raison, "koyoq, c'est-à-dire arrangement et distribution raisonnable des choses, conformément à leur vraie nature et à leur essence, c'est-à-dire encore discours ou définition et décision raisonnable, exprimant et déterminant la conduite à tenir selon la valeur vraie des choses* : elle est donc justice et droit, dr/.xiôv rt % elle est mesure et proportion, zb ij.é<j:v^ ; elle ne met pas dans les choses une chiméricpie unité qui, effaçant

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